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Contre-attaque de la Noblesse d’Etat

La contre-attaque des partisans du système méritocratique est de grande ampleur. Elle allie désinformation et guérillas de tranchées. Les médias se sont fait largement l’écho des déclarations de Pierre Tapie, directeur général du groupe ESSEC[1], qui préside la conférence des « grandes écoles »[2],  inquiet comme Athalie[3], en écho peut être aux déclarations récentes de Valérie Pécresse. Selon lui, les classes préparatoires « qui parviennent à rattraper la moitié du retard des boursiers, sont clairement un ascenseur social ». Et les médias nationaux d’emboiter le pas en mettant en exergue quelques uns des veinards du 9-3 qui trouvent que, finalement, les concours c’est pas si difficile dès lors que l’on a eu la chance d’être coaché convenablement à Saint-Louis où à Louis le Grand[4] (quid à Ginette ?) ! En cela Tapie et les médias reprennent à leur compte les arguments du philosophe de pacotille qui s’est rendu célèbre en crachant dans la soupe et qui récidive dans un pamphlet récent publié « en raison des menaces qui se précisent sur les classes préparatoires et les grandes écoles », et de leur possible dilution dans le système universitaire. Haro sur les quotas de boursiers dans les grandes écoles qui ne visent qu’à déboulonner ce qui marche au nom de l’égalitarisme : « Quand certains promettent la réussite pour tous, c’est de l’escroquerie ». Mais qui est l’escroc lorsque, sous couverts d’éthique, la conférence des grandes écoles se fait un devoir de ne pas donner d’information permettant des comparaisons ou des classements des écoles membres ? En réalité concernant, les moyens, les forces réelles de recherche et les résultats c’est l’omerta car les mauvais esprits pourraient en tirer des arguments en faveur du monde universitaire. Continuer la lecture

Lundi 5 octobre, la « Montagne » accouche d’une souris.

valérie pécresse

L’an dernier, à la même époque, un rapport sur l’immobilier universitaire parisien patronné par l’Inspection Générale des Finances, l’Inspection Générale de l’administration de l’Education Nationale et de la Recherche et du Conseil général de l’environnement et du développement durable circulait sous le manteau. Ce rapport enfonçait des portes ouvertes par de nombreux rapports antérieurs mais avait au moins l’intérêt de lister les 120 sites universitaires de Paris intramuros sans d’ailleurs donner de pistes sérieuses pour l’évolution de la situation. Ce rapport ne sera rendu public qu’à la fin de l’année 2008 en même temps que Valérie Pécresse confiait une nouvelle mission à un ingénieur des Ponts, Bernard Larrouturou qui s’était illustré avec le succès que l’on sait dans la réforme du CNRS alors qu’il en était le Directeur Général. Remercié sans beaucoup de tact par le Gouvernement en janvier 2006, il avait tenté, sans plus de succès, un passage chez Schneider Electric, recruté en novembre 2006, il aurait été remercié, selon boursica, en février 2008 « en raison de ses maladresses, il aurait notamment voulu redimensionner la recherche en transférant certains salariés de la recherche au développement (R&D), mais aurait fait certaines annonces sans l’aval de sa hiérarchie ».

Valérie Pécresse, que la contradiction n’effraye nullement, indiquait le 6 janvier 2009 que Bernard Larrouturou devait proposer, en lien étroit avec l’ensemble des acteurs concernés – collectivités locales et établissements – un schéma directeur pour l’enseignement supérieur à Paris, appuyé sur les projets pédagogiques et scientifiques des établissements. Il devait proposer, au mois de mars 2009 pour les questions de vie étudiante et au mois de mai 2009 pour l’ensemble du dossier, un dispositif permettant de piloter, dans la durée, la mise en œuvre du schéma directeur retenu par l’Etat, en lien avec les collectivités locales, et d’accompagner et de coordonner les établissements concernés, dans le cadre et le respect de la loi sur l’autonomie des universités. Bref autonomie certes mais encadrée.

La création fut réalisée en sept jours selon les textes bibliques, mais notre sémillant X-pont, entré et sorti premier de Polytechnique, auquel “l’usine nouvelle” du 16 novembre 2006 trouvait « un physique de rugbyman et un mental de bête à concours » mettra neuf mois pour pondre un texte où la fatuité l’emporte sur le ridicule. Continuer la lecture