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Contre-attaque de la Noblesse d’Etat

La contre-attaque des partisans du système méritocratique est de grande ampleur. Elle allie désinformation et guérillas de tranchées. Les médias se sont fait largement l’écho des déclarations de Pierre Tapie, directeur général du groupe ESSEC[1], qui préside la conférence des « grandes écoles »[2],  inquiet comme Athalie[3], en écho peut être aux déclarations récentes de Valérie Pécresse. Selon lui, les classes préparatoires « qui parviennent à rattraper la moitié du retard des boursiers, sont clairement un ascenseur social ». Et les médias nationaux d’emboiter le pas en mettant en exergue quelques uns des veinards du 9-3 qui trouvent que, finalement, les concours c’est pas si difficile dès lors que l’on a eu la chance d’être coaché convenablement à Saint-Louis où à Louis le Grand[4] (quid à Ginette ?) ! En cela Tapie et les médias reprennent à leur compte les arguments du philosophe de pacotille qui s’est rendu célèbre en crachant dans la soupe et qui récidive dans un pamphlet récent publié « en raison des menaces qui se précisent sur les classes préparatoires et les grandes écoles », et de leur possible dilution dans le système universitaire. Haro sur les quotas de boursiers dans les grandes écoles qui ne visent qu’à déboulonner ce qui marche au nom de l’égalitarisme : « Quand certains promettent la réussite pour tous, c’est de l’escroquerie ». Mais qui est l’escroc lorsque, sous couverts d’éthique, la conférence des grandes écoles se fait un devoir de ne pas donner d’information permettant des comparaisons ou des classements des écoles membres ? En réalité concernant, les moyens, les forces réelles de recherche et les résultats c’est l’omerta car les mauvais esprits pourraient en tirer des arguments en faveur du monde universitaire. Continuer la lecture

Le déni d’échec.

credit : 1suisse sur Flickr

Le déni de grossesse se définit comme le fait, pour une femme enceinte, de ne pas avoir conscience de l’être . C’est bien de cette pathologie dont est atteinte la société française en ce qui concerne son système éducatif. Un rapport de la Cour des Comptes qui tentait naïvement de présenter quelques symptômes du mal a été immédiatement relativisé par Luc Châtel ministre de l’éducation nationale . Et en dehors d’un Slam des banlieues on ne peut qu’être frappé par le silence abyssal de la communauté éducative.  De fait on sait que, depuis 1995 tous les indicateurs stagnent voire même régressent.

Les comparaisons internationales effectuées par l’OCDE font apparaître une efficacité moyenne de l’enseignement scolaire français. Qu’il s’agisse de la compréhension de l’écrit, des mathématiques ou des sciences, la France se situait en 2006 juste au-dessous de la moyenne de l’OCDE. Ainsi, sur les 30 pays figurant sur le tableau ci après, la France figure au 17ème rang pour la compréhension de l’écrit et les mathématiques et au 19ème rang pour les sciences. Il est certain que les prochaines études montreront que la situation en 2010 s’est encore détériorée. Continuer la lecture