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L’Excellence vexée ?

Les résultats des jurys des appels à proposition pour les laboratoires d’excellence, les initiatives d’excellence et des instituts hospitalo-universitaires ont mis la communauté universitaire en émoi. On peut évidemment comprendre les réactions de ceux qui, comme Philippe Jamet, pensent que l’aménagement du territoire en matière de recherche des petites et moyennes universités n’y trouve pas leur compte. On est abasourdi par le germanopratin qui déclare à propos de l’échec de son projet d’Idex : « Bien entendu, cette élimination ne se fonde pas sur des critères ‘d’excellence’ puisque, selon eux, nous sommes sans conteste parmi les sept meilleurs ensembles de France [en nombre de projets sélectionnés]. Je ne peux donc que déplorer l’élimination à une phase de présélection d’un projet sur d’autres critères que le mérite en matière d’enseignement supérieur et de recherche. » Le directeur du PRES Paris Cité est lui plus modeste et considère que : « Au-delà de la déception partagée par tous ceux qui ont beaucoup travaillé sur ce projet d’Idex, il convient de comprendre les raisons qui ont conduit le jury à ne pas retenir notre projet. Nous attendons de recevoir la note de commentaires promise à tous les projets candidats ». L’autre rigolo qui préside le siamois chétif a pondu une déclaration encore plus brutale, mais après les réactions qu’elle a provoquées, on ne la trouve plus sur le lien du blogueur Dubois. Lequel Dubois a eu d’ailleurs une réaction curieuse à ce palmarès. Il semble s’offusquer de l’absence de Paris Cité au lieu de Sorbonne Université « Paris Cité (universités Paris 3, 5, 7, 13) et Sorbonne Université (Universités Paris 2, 4, 6). L’Idex Open Science (Paris Cité) est battu sur le fil par SUPER (Sorbonne Université). Absurde ! » Certes on peut reprocher aux seconds de n’avoir pas, a contrario des premiers, embouché les trompettes de la renommée mais contrairement à ce qu’il avance il n’y a pas photo.  Paris Cité annonce à l’AEF « qu’il porte sept projets [de labex] retenus et est associé à onze autres laboratoires lauréats, soit l’un des plus gros, sinon le plus gros ensemble de laboratoires d’excellence en France… Par ailleurs, il est associé à deux cohortes, à trois équipes et a remporté la labellisation d’un IHU ». Le président du sénat de Sorbonne Université annonce : « SU porte 10 labex, est partenaire dans 9 autres, a obtenu 2 IHU, est associé à 5 équipements d’excellence et l’UPMC est associée à 5 autres, porte 2 cohortes, une infrastructure en biologie santé et est associé à un projet retenu en bio-ressources. » Curieusement Dubois ne s’épanche pas sur la fée de la Montagne. L’aurait-elle envouté ? N’a-t-il pas remarqué qu’à Paris c’est elle qui a le plus profité de la magouille de rattrapage sur les Labex ? Compte tenu des équilibres nationaux et puisque l’Ile de France représente 40% des forces nationales de recherche, il n’aurait pas été scandaleux que les PRES franciliens obtiennent 3 des 7 Idex présélectionnés, comme ils ont obtenu 3 des 7 IHU. C’est donc bien un échec pour les universités d’Ile de France.

Essayons de voir les choses autrement. Il a toujours été dans l’ambition de l’UPMC d’œuvrer pour la renaissance d’une université globale à Paris. En réalité il y en avait déjà une, l’université Denis Diderot. Continuer la lecture