Archives du mot-clé enseignants-chercheurs

Ne pas sacrifier une fois de plus les disciplines scientifiques sur l’autel de la « normalité ».

crédits: pierre G5 sur Flickr

Qu’y a-t-il de commun entre les présidents réunis à la Sorbonne qui appellent : « à retirer tous les projets de réforme controversés, condition nécessaire à l’ouverture de véritables négociations et à la relance du nécessaire processus de réforme auquel doit être associé l’ensemble de la communauté universitaire » et la dernière déclaration de la Coordination nationale autoproclamée des universités qui exige pêle-mêle : le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, la restauration des cadres nationaux des diplômes et des statuts, le retrait de la « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés, l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la fonction publique en général, le retrait du contrat doctoral, la restitution des postes supprimés, la résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les BIATOSS et ITA par un plan pluriannuel de création de postes, la titularisation des personnels contractuels… Et la mise au rancart de la loi LRU !

Mais rien sur les salaires, et les réductions de durée d’échelon alors que des propositions ont été faites par la ministre dans le plan carrière au point que j’ai entendu des post-doctorants lors de mon dernier séjour aux Etat-Unis dire que la carrière proposée était plus attractive que celle des chercheurs ! Est-ce à dire que ce n’est pas leur préoccupation principale. Continuer la lecture

Replacer l’agitation universitaire dans son contexte.

crédits: Ptit@l sur Flickr

J’ai pris quelques jours pour analyser le foisonnement sur le blog. Qui ai-je trouvé ? Confusion, confusion, confusion. La crise économique mondiale et les incertitudes qu’elle induit dans la plupart des couches sociales est source d’anxiété et une politique de relance par l’investissement alors que le salaire médian est de 1 500 euros net ne peut certes apaiser la grogne des enseignants-chercheurs. Mais l’addition de tous les mécontentements ne fait jamais une bonne politique et dans ces conditions, la cacophonie des défilés universitaires risque fort de les transformer en défilés de dupes. Continuer la lecture

Universités : ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

crédits : JaHoVil sur Flickr

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE a encore progressé de 45.800 en décembre 2008, atteignant 2,11 millions. Cette donnée porte la hausse du nombre d’inscrits à l’ANPE à plus de 217.000 sur l’ensemble de 2008, soit une augmentation de 11,4 %, chiffres confirmés par Laurent Wauquier, secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi.

Alors que le Gouvernement table toujours officiellement sur une progression du PIB comprise entre 0,2 et 0,5%, la ministre Christine Lagarde a expliqué aux journalistes, dans le train qui l’emmenait à Lyon pour le Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires, qu’elle s’attendait à une décroissance en 2009.

C’est dans ce contexte que se développe la protestation universitaire. Les différents médias constatent que ces appels à la grève émanent de syndicats et d’associations de droite (Autonome Sup, Défense de l’université) comme de gauche (SneSup), voire du marais corporatiste (Qualité de la science, Sauvons la recherche, Sauvons l’université).

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Universités : oui, une plus grande souplesse dans les statuts est nécessaire

crédits: gadl sur flickr

Oui une plus grande souplesse dans les statuts est nécessaire, oui les rémunérations doivent être revues, mais là encore, il faut laisser jouer l’autonomie. L’Etat ne doit pas se mêler de tout.

Au sein de l’université Pierre et Marie Curie coexistent deux secteurs. Le secteur des sciences, soumis à la règle stupide des 192 heures d’équivalent de travaux dirigés. Un cours valant une fois et demie le temps d’un enseignement dirigé et deux fois le temps d’une séance de travaux pratiques, alors qu’en sciences, l’effort pédagogique principal ne peut se concevoir qu’en groupes constitués d’un petit nombre d’étudiants assorti d’un dialogue fort avec les enseignants. De son côté, le secteur médecine dont la seule règle est que les hospitalo-universitaires soient présents cinq jours et demi par semaine, dont cinq demies journées, en principe, consacrées à l’hôpital, sans obligation formelle d’enseignement et avec de très fortes disparités. De plus, ces personnels reçoivent une rémunération accessoire pour leurs activités hospitalières qui se traduit environ par un doublement de leur salaire. Bref deux poids, deux mesures !

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