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Happy birthday to you Valérie !

Anniversaire

J’aurais préféré vous le souhaiter joyeux, mais l’heure n’est pas à la rigolade dans le pays et plus particulièrement à droite, crise économique, réforme des retraites, chasse aux gaspillages et donc au bouclier fiscal oblige. Tout nous sépare, vous êtes née dans les beaux quartiers Alto-Séquanais et moi dans la banlieue ouvrière de Lyon, nous n’avons pas appris la même version du catéchisme, vous à l’Institution Sainte-Marie de Neuilly-sur-Seine, moi chez les « frères quatre bras » à Igny. Votre carrière est printanière la mienne en est à l’automne.

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Votre éducation secondaire s’est achevée dans une classe préparatoire du lycée privé Sainte-Geneviève « Ginette » à Versailles où vous avez pu parfaire vos humanités, la mienne à l’école nationale professionnelle du boulevard Raspail à m’essayer à l’ajustage, au tour et à la redoutable fraiseuse. Mon père fut ouvrier professionnel, ma mère secrétaire, le votre est économiste et universitaire, votre mère, après une formation littéraire, passa par Sciences Po. Continuer la lecture

Joyeux anniversaire !

Le sacre de Charlemagne

Le 16 juin 2010 on célèbrera l’anniversaire de la déculottée la plus cuisante subie par l’armée française depuis celle de Crécy en 1346, lorsque sa chevalerie fut décimée par les anglais[1]. En moins d’un siècle, ce fut la troisième défaite face à nos cousins germaniques, pourtant issus comme nous de l’empire que Carolus Magnus, roi des Francs, avait fondé plus d’un millénaire auparavant.

Du 10 mai au 22 juin 1940, date de la signature dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne de la honteuse convention d’armistice  par le général Huntziger[2] accompagné du général d’aviation  Bergeret[3], du vice-amiral Le Luc[4] et de l’ambassadeur Léon Noël[5], 100 000 soldats français sont tués. C’est certes moins que les 250 000 morts en deux mois du début de la Grande Guerre que l’on peut porter à l’actif de l’âne polytechnicien qui commandait des lions mais autant que les 100 000 soldats français tués entre juillet et septembre 1970.

On a gaussé sur la disproportion des forces en présence. En réalité l’Allemagne ne possède pas une supériorité évidente si l’on compare les effectifs des armées respectives à la veille de la déclaration de guerre :

Joyeux anniversaire

En 1940 Le grand quartier général français draine des moyens humains considérables puisque 1770 personnes travaillent au sein de cet organisme à la fin du mois d’octobre 1939, dont près de 500 officiers. Si on ajoute le personnel des éléments rattachés au grand quartier général, on arrive, à cette même date, à un total de près de 6500 personnes, dont environ 760 officiers. Continuer la lecture