Archives pour la catégorie Opinions

L’espoir et la désolation

Crédits : Amir Farshad Ebrahimi sur Flickr

Cette semaine nous oscillons entre l’espoir et la désolation.

Désolation de ce qui se passe en Palestine, à Gaza, l’une des plus vieilles cités du monde méditerranéen, là où est née la civilisation moderne. Et comme toujours, à l’irresponsabilité des uns répond le cynisme des autres. Pourtant, tous se réclament des peuples sémites originaires d’Asie occidentale (ancienne Mésopotamie et du Moyen-Orient) que la tradition fait descendre de Sem, fils de Noé, et qui ont parlé ou parlent les langues dites sémitiques (l’hébreu, l’arabe, l’araméen, le babylonien, l’assyrien, et l’amharique). Mais le nazisme n’absout pas l’utilisation de méthodes barbares par les fils et les filles de ceux qu’ils ont tenté d’exterminer. Il y a six ans, mon université qui réclamait de l’Union européenne : « que dans le cadre de la préparation de son sixième programme cadre de recherche et développement, le contrat d’association entre l’Union européenne et l’Etat d’Israël soit renégocié pour être étendu à la partie palestinienne … et que l’Union européenne veille au respect par toutes les parties de l’ensemble des clauses du contrat » a été l’objet d’une virulente campagne de désinformation.

Continuer la lecture

Le concours commun aux formations de santé, une mauvaise décision pour tenter régler un problème bien réel.

L’Assemblée nationale a adopté la création d’une année commune de sélection aux professions de santé. La députée Jacqueline Fraysse, soutenue par le professeur Debré et d’autres médecins UMP de l’hémicycle, avait proposé un amendement repoussant la réforme à 2010-2011. Cet amendement a finalement été rejeté. A cette occasion Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche a déclaré : « Il y a en face de moi un certain nombre de personnes qui considèrent que lutter contre l’échec en première année de médecine peut attendre. Je leur réponds : non, c’est une urgence. Et le rôle du service public de l’enseignement supérieur est de répondre aux besoins et aux urgences des étudiants ».

Continuer la lecture

De mauvaises décisions pour tenter de régler des problèmes biens réels.

La semaine qui vient de s’écouler nous a donné l’occasion, une fois de plus de mesurer combien l’art du double langage est une spécialité française. Lors de son discours sur la diversité à l’Ecole polytechnique, le mercredi 17 décembre, Nicolas Sarkozy déclare que dès septembre 2009, 25% des places de chaque classe préparatoire aux grandes écoles seront réservées aux meilleurs lycéens boursiers. A la rentrée 2010, ce taux devrait atteindre 30%. Le même jour, dans un numéro spécial du Nouvel Economiste, Valérie Pécresse confirme:  « Nos classes préparatoires sont de bons systèmes de formation. Je réfléchis à l’idée que les universités puissent expérimenter l’ouverture d’une classe préparatoire aux grandes écoles intégrée dans leurs parcours de formation ».

Quelques heures avant cette déclaration du chef de l’Etat devant les membres de l’Association nationale de la recherche technologique, Valérie Pécresse assurait le service après vente de sa Loi en déclarant à l’assemblée qu’il fallait renforcer les liens entre l’université et l’entreprise et le lendemain 18 décembre, au cours de l’émission de Laurence Piquet sur France 5 « un soir à la Sorbonne », par ailleurs assez bien faite, elle se fait le chantre des sciences humaines et des formations universitaires. Alors qui croire ?

Continuer la lecture