Retour sur les racines de la crise de l’enseignement supérieur français

Retour sur les racines de la crise de l’enseignement supérieur français

Pour pouvoir juger de la situation actuelle des universités françaises au regard de la mise en place laborieuse de leur autonomie, un petit retour sur la façon dont le modèle français a fait face aux évolutions d’après guerre est nécessaire.

Dans mon livre[1]  j’ai rappelé que plusieurs intellectuels, qui s’étaient retrouvés dans la lutte contre l’occupant nazi et qui avaient participé à l’élaboration du programme national de la Résistance, pensaient, comme l’avait si bien exprimé Marc Bloch, que la défaite était d’abord la conséquence de la faillite des élites et qu’en toute logique il fallait repenser complètement l’organisation universitaire. Mais dans les faits, la remise en route de l’économie, le refus de revenir au modèle Humboldtien qui met en symbiose l’enseignement supérieur et la recherche au sein des universités, l’embourbement de la France dans deux conflits post-coloniaux alors que la Grande Bretagne mettait progressivement en place une politique de repli de son empire colonial, firent que l’intelligentsia française maintint ses certitudes d’avant guerre et que  l’enseignement supérieur repris son train-train. Au demeurant d’ailleurs, l’emprise de l’administration de la rue de Grenelle et le poids de l’enseignement primaire et secondaire au sein du mouvement syndical étaient tels qu’il eut fallu beaucoup de clairvoyance et de courage politique pour les affronter.

L’organisation universitaire ultra-centralisée mise en place par l’Empire et confortée par la Troisième République se perpétua à l’identique sous la Quatrième et fut incapable de faire face aux évolutions de la société. Les plus conscients des universitaires s’investirent dans les laboratoires des organismes de recherche et la recherche universitaire poursuivit son lent déclin. Mais la vie fait peu de cas des certitudes des Humains, le baby boom de l’immédiat après guerre, le développement scientifique partout dans le monde, allaient entraîner une accélération de l’industrialisation induisant évidemment une forte technicisation des tâches et un fort besoin en formation. Bref il fallait des cadres intermédiaires et des techniciens et la petite bourgeoisie ne pouvait suffire à les produire. Ceci s’est d’abord traduit, à bas bruit si je puis dire, dans les années cinquante par un formidable développement de l’enseignement secondaire et là, le modèle républicain français fonctionna a merveille, le nombre de bacheliers qui était de 27 777 à la veille de la deuxième guerre mondiale ne sera que de 33 145 en 1950 mais doublera en dix ans. Au début des années soixante, quelques démographes tentèrent d’attirer l’attention sur les tensions qui allaient résulter, pour l’enseignement supérieur, de l’inexorable démocratisation de l’accès à l’enseignement secondaire[2], en particulier quant au nombre d’enseignants du supérieur qui seraient nécessaires pour y faire face. Ils étaient 8 579 en 1961 et on estimait le besoin à 20 291 pour 1970 et ces démographes se demandaient comment le pays pourrait y arriver.

Leurs prévisions furent largement dépassées par le dynamisme et l’avidité des couches populaires pour le savoir. Au lieu des 145 000 bacheliers annoncés pour 1968 il y en eut 167 422[3]. Au lieu des 393 875 étudiants annoncés pour la rentrée 1967 ils seront 504 540, sans compter les étudiants des écoles d’ingénieur, de commerce et des ENS (55 000 environ). A la fin des années soixante, il y aura 610 000 étudiants au lieu des 455 000 prévus en 1962 ! On fut obligé de recruter à la hâte un nombre considérable d’assistants contractuels, de moniteurs et de vacataires en tous genres dont je fus. Parfois les enseignants recrutés avaient tout juste un niveau de maîtrise. Il faudra attendre dix années et l’arrivée de la gauche au pouvoir pour tenter de régler ce cancer de non titulaires à plein temps et sans perspectives d’avenir. Il est d’ailleurs éclairant de constater le manque de statistiques fiables sur ce sujet pour toutes les années soixante et soixante dix. Le planificateur avait prévu 20 291 emplois dans le supérieur pour 1970, ils seront 32 600 dont un bon tiers dans des situations précaires et sous-payés. Mais si l’on rapporte cette progression à celle des effectifs étudiants on est loin du compte et si jusqu’en 1960 les emplois d’enseignants ont crû à peu près au même rythme que les effectifs étudiants ce fut loin d’être le cas pour la décennie suivante.

Graphique étudiants enseignants

Après la croissance exponentielle des années soixante, la progression va se poursuivre au sein des universités mais à un rythme moins frénétique jusqu’en 1980 (800 000 étudiants). Puis l’ascension reprit progressivement jusqu’en 1990 et enfin à un rythme accéléré pour atteindre son acmé en 1995 avant que se manifeste un phénomène de reflux avec la reprise économique. S’il est assez aisé de pister les populations étudiantes, il est fort difficile d’avoir une approche objective sur les moyens alloués aux universités pour y faire face. Les quelques chiffres vérifiables montrent cependant que le budget universitaire suivit à peu près la courbe des accroissements d’effectifs étudiants jusqu’à la fin des années quatre-vingt dix. Mais pour le moins aucun effort financier supplémentaire ne fut dégagé et les constructions universitaires ne suivirent pas.

Il faut dire que pendant les cinq années du ministère Fouchet, prélude aux évènements de mai 68, sans doute sous l’influence des généticiens de Necker, la devise était alors : « créer la gène pour engendrer la mutation » ! Et pour parachever son œuvre modernisatrice il dut en tant que ministre de l’intérieur parer aux dégâts que sa politique avait générés.

Graphique 2

Si l’on examine les chiffres officiels[4]. A la fin des années soixante il y avait environ 30 000 enseignants dans le supérieur dont un tiers étaient des assistants titulaires ou non. Au début des années quatre-vingt ils seront 46 000, à la fin de l’ère Mitterrand, en 1995, 74 000,  87 500 au départ de Jospin et ils sont plus de 92 000 aujourd’hui. Mais ces chiffres globaux qui pourraient paraître satisfaisant cachent une autre réalité. Que s’est-il passé en effet ? Face à l’afflux d’étudiants, la réponse des gouvernements de Pompidou d’abord puis de Giscard ensuite, consista à multiplier les emplois temporaires (assistants, moniteurs, vacataires). Les grandes vagues de titularisation, puis de transformation des emplois d’assistants en emplois de maîtres de conférences sous les gouvernements de gauche se firent au détriment des recrutements frais et dans une moindre mesure des promotions comme professeurs. C’est ainsi que le rapport Professeurs/Maîtres de conférence passa de 1 vs 1,4 en 1982 à 1 vs 1,7 en 2001 et qu’il est actuellement de 1,8. En sciences, discipline où la recherche est prédominante, il est de 2,1 et en lettres, comme dans les IUT, on a eu recours en masse à l’appoint d’enseignants du second degré. Puis Jospin avec le silence complice des syndicats poursuivit la multiplication des emplois temporaires de diverse facture initiée par la droite.

Graphique 3

On ne peut cependant expliquer uniquement par le sous-financement et le sous-encadrement la situation critique dans laquelle se trouvaient les universités début 2006 et qui se manifesta avec éclat lors de la crise du CPE. Déjà, en novembre 1975, Pierre Longone  signalait que, malgré les objectifs du 5ème plan, la proportion d’étudiants scientifiques n’était que de 16,8% contre les 29,2% affichés. Par contre on retrouvait 23,7% d’étudiants en droit et sciences économiques et 30,7% en lettres au lieu des 14,4% et des 22,6% prévus. Dès cette époque des voix se faisaient entendre pour dénoncer le fait que le modèle français ne produisait pas assez d’ingénieurs innovants.

La crise globale du système capitaliste est trop souvent, et de manière simpliste, expliquée par les chocs pétroliers de 1973 (guerre du Kippour) et 1979 (révolution iranienne). Elle touche la France au moment où la gauche accède enfin au pouvoir. L’envolée du chômage, phénomène nouveau,  va devenir la hantise de toute une génération, et se maintenir depuis lors à un taux élevé et bien sûr entrainer un nouvel afflux d’étudiants vers l’université (période 1990-2000) rendant progressivement caduque l’assertion selon laquelle le diplôme est protecteur. Par ailleurs les conditions d’étude à l’université s’étant dégradées et les modes de sélection plutôt opaques, des stratégies d’évitement vont devenir la règle pour les professions protégées, la classe moyenne supérieure et les enseignants. Les lobbies corporatistes vont déployer toute leur énergie pour protéger leurs sphères d’influence et remettre au goût du jour la religion des concours, pour l’entrée en médecine et en pharmacie et dans la plupart des filières de santé, pour l’entrée dans toutes les Ecoles, grandes et petites.

Graphique 4

Comment a réagi le fleuron de l’exception française à cette crise et à cet afflux massif d’étudiants ? Plutôt que de longues palabres abstraites, l’examen des chiffres est éclairant et confondant. Jusqu’à 1980 il est impossible d’avoir des chiffres très fiables. En 1960, année charnière où le « baby boom » commença ses effets, on a 214 000 étudiants dans les universités, 20 000 dans les écoles d’ingénieur, mais déjà 20 000 élèves dans les classes préparatoires alors qu’à cette époque on pouvait encore passer les concours d’entrée l’année du baccalauréat[5]. Vingt ans après, en 1980, il y en a 800 000 à l’université, dont déjà  53 700 dans les IUT mais moins de 40 000 dans les écoles d’ingénieur. Si ce chiffre est porté à 59 342 en 1990, alors qu’il y a près de 1 200 000 étudiants dans les universités c’est essentiellement le résultat de la création des écoles d’ingénieur universitaires (12 234 étudiants). Mais là encore les lobbies veillaient et dès 1991, elles furent priées de modérer leurs ardeurs. Les effectifs de l’Ecole normale supérieure et de Polytechnique resteront d’une remarquable stabilité jusqu’au début des années 2000.

Effectifs des écoles

Ainsi, au moment où il aurait fallu déployer le plus d’efforts, l’Etat parquait la masse étudiante dans les universités priées d’accueillir tout le monde et renforçait  le contrôle social dans les filières ségrégatives au nom de l’élitisme républicain. Dans une excellente étude sur l’évolution récente des écoles d’ingénieurs, on constate que de 1994 à 2007, les effectifs ont globalement crû de 30 415 étudiants soit 41,2% mais le nombre de diplômés n’a, lui, crû que de 6 958 soit 33,8%. D’ailleurs il est intéressant de constater que se sont les écoles privées et les écoles universitaires qui ont présenté la plus forte croissance en effectifs comme en diplômés par comparaison à celles pilotées par les autres ministères  (protection corporatiste des titres ?).

Dans un article d’une pleine page, dans « Le Monde » daté du 19 janvier dernier, des universitaires tentent de revendiquer pour l’université un rôle d’accueil pour les meilleurs étudiants des classes populaires. Je pourrais à la rigueur les suivre mais est-ce suffisant ? A quel titre tolère-t-on qu’avec les impôts des plus modestes soient financées les études des plus riches[6] ? Lorsqu’en mai 1996, Jacques Chirac, pour des raisons budgétaires, a mis fin à la conscription nous fûmes fort peu à s’en offusquer. Et pourtant c’est un mauvais service qu’il rendit à la jeunesse française car plus que dans les Ecoles royales et impériales c’était là que se réalisait le « melting pot » à la française. Mais suffira-t-il de « donner aux universités les mêmes droits qu’aux autres dispositifs de formation en terme de sélection orientation de leurs publics » ? Non certes puisque c’est déjà le cas pour la médecine avec le succès que l’on connaît et qui est la cause d’un gâchis pire encore. Que ces collègues aillent jusqu’au bout de leur raisonnement et réclament avec moi la fin des concours faussement nationaux et la fermeture des classes préparatoires.

La fascination française pour les concours relève d’un fantasme, d’un mensonge et d’une escroquerie. Le fantasme c’est la certitude que l’on peut à quinze ans classer définitivement les êtres humains, certitude contredite tous les jours ; Mensonge que d’affirmer qu’en entraînant inlassablement les candidats au sein de classes spécialisées on les fera réussir des concours d’entrée dans les meilleures écoles quelle que soit leur origine sociale, alors que l’on sait très bien qu’une ségrégation sociale très raffinée existe qui mène à Polytechnique, aux Mines, aux Ponts, sans parler des écoles de commerce huppées et qu’ensuite leurs diplômés auront accès à des emplois réservés ; Escroquerie qui consiste à prétendre que le « training intense » des classes préparatoires ou du concours de médecine dans des officines privées améliorent les performances intellectuelles alors qu’ils ne sont rien d’autre qu’un dopage intellectuel intense, à un âge où il serait préférable au contraire de les aider à façonner leur réflexion loin des certitudes acquises. C’est en outre un système fortement dispendieux, pour un résultat somme toute médiocre.

Sur les cinquante mille jeunes sélectionnés (comment ?) pour aller dans ces classes préparatoires, à peine le quart a une chance sérieuse d’entrer dans les réelles grandes écoles. Et pour tous ceux qu’il faut encore plus formater afin de constituer la haute administration et le personnel politique, un petit coup d’ENA fera le reste. En médecine, des promotions entières sont ainsi massacrées depuis plus de trente ans, dopées comme les « Taupins » aux maths et à la physique, et dégoûtés à jamais des matières scientifiques au moment où nos laboratoires se vident de jeunes scientifiques et où l’innovation française est au plus bas. Et dans le même temps les filières littéraires sont laissées en déshérence.

Je dis à Olivier Beaud et à ses amis que rien ne se fera dans un système universitaire contrôlé par l’administration, seul le combat pour une autonomie réelle et totale est juste. Seule l’autonomie permettra aux établissements qui le souhaitent, d’innover en matière de recrutement et d’orientation, de faire cohabiter des jeunes issus de catégories sociales, d’horizons et de pays divers. Seule elle leur permettra, en par la diversification de leurs programmes au sein des licences, puis des masters, de réaliser une orientation intelligente et moins douloureuse. Seule elle permettra de réconcilier la Nation et l’Université. Quand j’étais adolescent, en seconde à l’Ecole Nationale Professionnelle du boulevard Raspail, le matin, avant les cours de mathématiques, on se réunissait entre copains au bistro « Le Brazza » à côté de la gare Montparnasse. Comme j’étais le plus fort en maths de la classe, j’étais chargé par eux d’expliquer à tous la solution des problèmes que l’on nous avait donnés comme devoirs personnels. Le professeur de maths était surnommé « la bulle », tout un programme… ! C’est aussi cela qu’il nous faut retrouver : la mixité intellectuelle et ce n’est certes pas en isolant les plus prometteurs de la masse des « sans mention », masse qui recèle aussi parfois quelques pépites inconnues, que l’on fera renaître « l’esprit français ». Ce n’est donc pas moins d’autonomie qu’il nous faut mais beaucoup plus, et de ce côté-là le compte n’y est pas.

Paris le 21 janvier 2010

[1] Quand l’université se réveille tout devient possible

[2] Population, 1962, 17, 758-765

[3] Il est vrai que cette année là on distribua largement le baccalauréat. La réaction frileuse survint l’année suivante mais dès 1970 le chiffre de 1968 était dépassé et en 1974 on frôlait les 200 000 bacheliers.

[4] Les personnels [ Repères et références statistiques – édition 2009 ] 307

[5] C’est d’ailleurs l’année de mon baccalauréat (1961) que je fus reçu au concours d’entrée aux Arts et Métiers et je crois bien que ce fut la dernière année où cela fut possible.

[6] On ne dira jamais assez le scandale constitué par le fait que les élèves polytechniciens et normaliens soient payés alors qu’ils sont à 90% issus des foyers les plus aisés, ce qui ne les empêchera nullement ultérieurement de pester contre l’emploi la vie de fonctionnaires.

Après la croissance exponentielle des années soixante, la progression va se poursuivre au sein des universités mais à un rythme moins frénétique jusqu’en 1980 (800 000 étudiants). Puis l’ascension reprit progressivement jusqu’en 1990 et enfin à un rythme accéléré pour atteindre son acmée en 1995 avant que se manifeste un phénomène de reflux avec la reprise économique. S’il est assez aisé de pister les populations étudiantes, il est fort difficile d’avoir une approche objective sur les moyens alloués aux universités pour y faire face. Les quelques chiffres vérifiables montrent cependant que le budget universitaire suivit à peu près la courbe des accroissements d’effectifs étudiants jusqu’à la fin des années quatre-vingt dix. Mais pour le moins aucun effort financier supplémentaire ne fut dégagé et les constructions universitaires ne suivirent pas    .
Il faut dire que pendant les cinq années du ministère Fouchet, prélude aux évènements de mai 68, sans doute sous l’influence des généticiens de Necker, la devise était alors : « créer la gène pour engendrer la mutation » ! Et pour parachever son œuvre modernisatrice il dut en tant que ministre de l’intérieur parer aux dégâts que sa politique avait générés.

5 réflexions sur “ Retour sur les racines de la crise de l’enseignement supérieur français ”

  1. Très bel article.

    Pour l’évolution du bac depuis 1960, on peut aller voir le site de Daniel Duverney :
    http://home.nordnet.fr/~dduverney/monsite/niveau2/artped.htm
    en particulier la référence 18, qui donne des chiffres précis et analyse les évolutions; je pense que cette étude est importante, car les résultats du secondaire conditionnent ce qui se passe après.

    Il y a depuis 1995 une stagnation des effectifs totaux du bac, et une chute forte du bac L, et à un moindre degré du bac S. Il est hautement probable que la réforme en cours, qui fait passer les horaires de sciences en première S de 15,5h (TPE compris) à 11h, va faire baisser le taux des orientations vers les sciences.

    Les flux entrant en université scientifique ont globalement diminué de plus de moitié depuis 1995, et la chute continue. Par effet d’inertie, et aussi à cause du fait que, dans les autres filières générale (lettres, sciences humaines), cette chute est arrivée plus tard, ce n’est que récemment que les effectifs globaux ont commencé à baisser. Cette baisse devrait se poursuivre et s’accentuer dans les prochaines années, comme le prévoit la note d’information de la DEPP publiée l’an dernier sur les effectifs universitaires.

    Malgré ses nombreux handicaps, l’université est restée, au moins numériquement, la force dominante dans l’enseignement supérieur jusqu’en 1995, avec une progression soutenue. Elle s’est bloquée en 1995, et régresse depuis; les effectifs des classes préparatoires dépassent depuis quelques années ceux des licences scientifiques.

    A ce sujet, j’attendais une suite au post du 4 janvier. Il serait très intéressant de voir une décomposition suivant les cycles des effectifs étudiants de Paris 6; quelle est l’évolution du nombre d’étudiants en licence et master? Il serait aussi intéressant de voir en regard l’évolution du nombre de diplômes délivrés, en particulier en licence, pour comprendre si Paris 6 va réellement à l’encontre des évolutions nationales.

    P.S. Quelle est le nombre de cours de maths dans les premières années de médecine dépendant de Paris 6? Cette université se distingue peut-être des autres; dans les PCEM que je connais, il n’y a pas de cours de maths (il y a par contre souvent un cours de bio-statistiques; pensez-vous vraiment qu’aujourd’hui, un médecin n’a pas besoin de comprendre vraiment le sens d’une statistique sur les complications de vaccins ou sur l’efficacité d’un médicament?). Pour plus de détail, voir:
    http://www.fmpmc.upmc.fr/modules/resources/download/fmpmc/Formation/etudesmedicales/P1plaquette2009.pdf
    qui montre qu’à la Pitié-Salpétrière, les coeff sur 20 au concours se décomposent ainsi:

    Physique 2
    Chimie 2
    Bipphysique 2
    Biochimie 2
    Biostatistiques 1
    Sciences humaines 4
    Bio, Anatomie, physio 7

    C’est une scie régulière de déclarer « des promotions entières sont ainsi massacrées depuis plus de trente ans, dopées comme les « Taupins » aux maths et à la physique ». Ce n’est pas parce qu’on aime le répéter que c’est vrai…

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