Semaine qui sera cruciale

credits : Samuel Gazé - Flickr

Le 11 mai 1968 Paris se réveille après la première nuit des barricades au Quartier latin. Dès lors, le mouvement va prendre la tournure radicale que l’on sait et mettre à feu et à sang Paris et plusieurs autres grandes villes pendant deux semaines. Ce 11 mai là, date du coup d’état bonapartiste du 22 floréal de l’an VI et anniversaire des premières grèves de la joie dans les usines lors de la victoire du front populaire, la Sorbonne étant fermée, le centre universitaire Censier est occupé. Le 13 mai, en même temps que sont libérés les embastillés du 5 mai et que la Sorbonne ré-ouverte est immédiatement occupée, une  manifestation monstre se déroule de la gare de l’Est à Denfert-Rochereau, elle rassemble près d’un million de manifestants. J’y côtoie, à côté des ténors raflés le 3 mai, Alain Krivine, Jacques Sauvageot, Daniel Cohn-Bendit, Henri Weber, Alain Geismar, Brice Lalonde,  José Rossi, David Rousset, Guy Hocquenghem, Bernard Guetta, Hervé Chabalier, bien d’autres acteurs et parmi eux, de jeunes agrégés de médecine et de droit bien connus des étudiants. Le lendemain, la Sorbonne se déclare « commune libre », et la faculté de Nanterre autonome, le 15 mai l’Odéon est occupé et l’École des Beaux-arts transformée en « atelier populaire ».  Le 19 mai, le festival de Cannes s’interrompt sous la poussée de la jeune génération et le 20, les comités d’action lycéens déclenchent l’occupation des lycées. Le mouvement culminera le 24 mai lors d’une nouvelle nuit des barricades au cours de laquelle la Bourse est incendiée. Un commissaire de police est tué à Lyon.

On aurait tort de penser que mai soixante huit se résume à ces seuls évènements, même s’ils montrent bien que c’est toute une génération qui est en révolte. Certes, comme les travaux de l’équipe regroupée par Nicole de Maupéou-Abboud l’ont montré, c’est une période d’intense politisation de la population étudiante dont le nombre commence à croître rapidement et ne se limite plus à une minorité de privilégiés. On assiste à une radicalisation de l’UNEF, dont il convient de rappeler qu’à cette époque elle était unitaire, découlant non seulement de la guerre d’Algérie et de la guerre du Vietnam mais aussi d’une contestation de l’institution universitaire elle même. Ce mouvement n’était ni parisien ni français. A la même époque, comme le rappellent fort justement Geneviève Dreyfus-Armand, Maryvonne Le Puloch et Antoine de Baecque dans « les années 68 : le temps de la contestation », « De Berkeley à Berlin, de Londres à Woodstock, se dessine une aire de circulation des idées et des pratiques, une aire d’émergence et de révolte de la jeunesse ». Les pays du « socialisme réel » ne sont pas en reste puisque le printemps de Prague est là pour l’attester.

Très vite, en l’absence de structures locales, puisqu’à cette époque l’université n’a pas d’existence effective et que les facultés sont des instances bureaucratiques sans aucune autonomie par rapport à l’Etat représenté par le recteur, en dehors de tout contrôle, vont s’organiser des expériences d’autogestion, l’UNEF, si elle a par ses militants nourri la contestation dans les Universités, est vite dépassée par la constitution de comités d’action de toutes sortes dont la plupart seront beaucoup plus tournés vers la réforme de l’Université que vers sa contestation radicale. Ce fut le cas par exemple de l’université autonome de Strasbourg ou de celui du comité paritaire brestois au sein duquel, tant étudiants qu’enseignants, vont initier une réforme profonde des structures même de l’université. Souvent d’ailleurs l’antagonisme « gauchistes-Communiste » va induire des recompositions inédites lorsque sera venu, deux ans plus tard le temps de la recréation des universités. De multiples conseils provisoires virent aussi le jour, à Paris. A Assas, au CHU St-Antoine, sur le campus Jussieu qui s’appelait encore Halle aux Vins, à Censier, celui de la faculté de médecine des Saint Pères qui, partie plus tard dans le mouvement fit de la résistance puisque les forces de police ne l’évacuèrent que le 5 juillet.

C’est de ces multiples initiatives que va naître le système universitaire actuel. Des assises nationales se réunirent à Grenoble du 3 au 9 juillet 1968, elles reprirent beaucoup des idées qui furent débattues tout le mois de mai, le désir d’autogestion universitaire rejoignait d’ailleurs la grande idée gaulliste de la participation. Le projet de Loi, élaboré sous la houlette d’Edgar Faure, fût adopté en novembre 1968 par l’assemblée nationale quasi unanime, seuls les communistes s’abstenant. Un processus Top-down puis Bottom-up fût installé rondement, 648 unités de formations et de recherche furent créées par décret en décembre 1968. La recomposition des universités fût plus lente, les UFR se fractionnèrent à Paris et, dans la plupart des grandes villes, se groupèrent en maintenant des divisions disciplinaires pour aboutir à un patchwork dont on voit bien aujourd’hui le caractère délétère. C’est dire que, contrairement à ce que l’on essaye de nous rebattre les oreilles, ce système est aujourd’hui divers et particulièrement éclaté.

Il va sans dire que le mouvement actuel n’a aucun rapport avec ce qui s’est passé à cette époque. Car d’une façon ou d’une autre, il déclencha un profond processus de réflexion alors qu’aujourd’hui  il ne concerne qu’une minorité d’acteurs et ne se traduit en aucun cas par une volonté de réforme du système existant, bien au contraire. Pour s’en rendre compte, il suffit  d’écouter la porte parole de la coordination nationale des universités pour s’apercevoir de la vacuité réformatrice du discours.

Rien ne doit changer, pas d’universités en concurrence mais, n’étant pas à une contradiction près, seule est admise l’émulation universitaire. Pas de sélection, mais pas un mot sur les classes préparatoires, les concours, les grandes écoles, les écoles d’ingénieurs, les écoles de commerce (dont la plupart son privées), les IUT, l’accès aux IUFM etc. Pas un  mot sur la privatisation rampante à l’œuvre via les multiples officines privées de préparations aux concours qui se permettent même de faire de la publicité sur les blogs des contestataires. Tout nous montre aujourd’hui que si nous poursuivons dans cette direction nous allons directement dans le mur. On ne pourra rien reconstruire de solide sans des établissements capables de prendre en main leur destin. Et d’une certaine façon cette semaine sera cruciale, car maintenant, les 18 présidents des universités passées aux compétences élargies doivent faire entendre la voix de leurs établissements et le premier personnage de l’Etat doit demander à la haute administration, et en particulier à celle de Bercy, d’appliquer la loi. Les milliards ne doivent pas être simplement destinés à la recapitalisation des grandes banques mais aussi à celle des universités autonomes.

Paris, le 11 mai 2009

13 réflexions sur “ Semaine qui sera cruciale ”

  1. Oui, Gilbert, semaine cruciale pour les universités passées aux compétences élargies le 1er janvier 2009 (voir l’entretien avec le Président de Mulhouse : http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/2009/05/06/mulhouse-presider/

    mais aussi semaine cruciale pour les universités encore bloquées (chronique : Présidente Dumasy http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/2009/05/10/presidente-dumasy/)

    Cercle vicieux pour ces universités ( http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/2009/05/08/558/).

    Je vais prochainement faire une chronique « Blogs d’universitaires ». J’en oublierai certains (pas le vôtre !), mais je suis sûr que vous me donnerez un coup de main pour en identifier d’autres. Cordialement. Irnerius.

    PS : 1968. J’y étais à Lille et je les ai même étudiées (ce fut mon premier boulot) :http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/2009/01/28/greve-du-superieur-3/

  2. L’Alliance des contraire n’a jamais permis de construire une bonne politique, la complaisance de certains médias vis à vis des auto-proclamés sauveurs de quelque chose non plus.

    Contrairement à ce que racontent les leaders autoproclamés du mouvement qui par en eau de boudin, ce qui réunit le plus ceux que les médias ont mis sur le devant de la scène c’est que leurs enfants et, pour certains, leurs petits enfants sont dans des filières sélectives.

    Tous unis des Grands professeurs de droit ou de médecine qui quintuplent leurs salaires aux vacataires des UFR de lettre ! Allez donc à qui pouvez vous faire avaler cela.

    Contrairement au mouvement de 1968 il n’y a eu aucune remise en cause du système mais l’expression d’un conservatisme de bon aloi. Comme lors du mouvement sur la recherche de 2004, les conservateurs ont réussi à prendre les rênes d’un mécontentement lui bien réel et qui a une cause objective : la paupérisation des universitaires qui a généré des comportements individuels.

    Mais il y a une bonne nouvelle, au sein des 18 universités qui se sont portées candidates aux nouvelles responsabilités, pendant que les derviches tourneurs s’activaient, les collègues eux (dans collègues, j’entends aussi les BIAOSS, les MCU et les étudiants) jetaient les bases d’une autonomie réelle, collégiale et maîtrisée.

    Pour la suite, je crois que le débat ne doit pas tourner autour de la secondarisation du premier cycle de l’enseignement supérieur. Il faut que les universités autonomes se dotent de collèges (où qu’elles en organisent en coopération avec d’autres, un peu comme ce que nous sommes en train de le faire à Paris Universitas) mais que l’on cesse de ghettoïser les meilleurs. C’est aussi à leur contact que les autres augmenteront leurs capacités. Et il faut bien que l’élite se frotte à la plèbe, le plus tôt sera le mieux.

    Et en tous les cas j’en suis de ce débat.

    Gilbert Béréziat

  3. Quand on voit certaines universités refuser le principe des chaires d’excellence mixtes (CNRS/INSERM-Universités) pour une simple logique arithmétique de ‘conservation des postes’ (sous entendant que cela donne un poste de moins à l’Université et dans les organismes), sans voir/comprendre qu’il convient d’amener du sang neuf à l’Université, et que c’est un outil intéressant, c’est à pleurer….
    Ou est la vision chez ces conservateurs ?

  4. Monsieur bonjour, je suis étudiant étranger de Paris IV. Votre blog m’intéresse beaucoup, surtout les infos concernat Paris Universitas. J’aurais voulu vous poser ici quelques questions. Vous dites que Paris2,4,6 ont décidé de créer un PRES, est-ce que ce PRES va garder le nom Sorbonne? A votre avis, comment est-elle la compétence de ce PRES par rapport aux autres établissements? Et dernière question, quand ce PRES aura été officiellement créé, il distribuera un diplôme identique pour les étudiants de paris 2 4 6? Je vous remercie à l’avance!

  5. Réponse à Rgaus

    Mais mon cher ami, vous avez une grande méconnaissance du problème posé à la recherche française. Dans notre pays, les chercheurs sont sous-payés par rapport aux personnels de niveau équivalent qui sont dans d’autres secteurs, que ce soit les professions contingentées (Médecine par exemple) ou les cadres banquaires, industriels ou commerciaux. Ceci est un grand handicap dans une société de la connaissance car les familles orientent principalement leurs enfants vers ces professions. Nous avons besoins de jeunes maîtres de conférences scientifiques pour travailler dns nos laboratoires de recherche. Le problème posé au pays n’est donc pas uniquement de mieux payer quelques « pointures » pour diriger nos laboratoires, ce que nous avons parfaitement faire au demeurant avec ou sans les organismes de recherche, mais aussi de mieux rémunérer la fonction recherche dans nos universités. L’erreur du gouvernement c’est de faire des effets d’annonce sur la création des chaires d’excellence au même moment où il refuse, contrairement à l’esprit de la loi LRU, de négocier le volume du budget global avec les universités intensives en recherche, budget pour qu’elles se donnent les marges de manoeuvres pour rendre leurs laboratoires attactifs.

  6. Réponse à JIA

    Paris Universitas est une confédération d’établissements d’enseignement supérieur, elle associe 4 universités : Panthéon Assas (P2) Paris Sorbonne (P4) Sorbonne Nouvelle (P3) et pierre et Marie Curie (P6); un grand établissement (Dauphine) et deux Ecoles, l’Ecole Normale Supérieure et l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Au sein de Paris Universitas, trois universités du Quartier latin (P2, P4, P6) ont déposé un projet de pôle d’enseignement supérieur et de recherche afin de coordonner leurs efforts. Ces trois universités étant issues de l’ancienne Université de Paris (avant 1968) ont parfaitment le droit légal d’utiliser l’appelation Sorbonne. Mais pour l’instant cette affaire n’est pas tranchée car l’univerisité P6 est est la première université française au classement de shanghaï et les moteurs de recherche la connaissent sous le nom Univ Paris 06. l’Université P2 est la première université française en droit et connue comme telle. l’université p4, même si elle est un peu remuante en ce moment, est l’université littéraire française la plus prestigieuse. Leurs dîplomes continueront donc à ce référer à leurs appelations actuelles même si elles décident de référener conjointement La Sorbonne ou si elles décident de se doter d’un management commun ce qui n’est pas encore d’actualité.

  7. Certes, je suis tout à fait d’accord qu’il convienne de mieux rémunérer les MCU déjà en place dans les universités, mais refuser le principe des chaires d’excellence inter-organismes dans la mesure où cela va empêcher la promotion des MCU ‘internes’, comme je l’ai entendu dire, quelle vision incestueuse du recrutement…

    Surtout lorsqu’on sait que que des postes de PU ‘classiques’ attirent parfois la bagatelle de 2-3 candidats au niveau national pour les entretiens !!!

    Quelle attractivité ! :)

  8. Répone à RGaus
    Le motif de fond pour lequel le CA de l’UPMC a refusé les chaires cette année n’est pas celui que vous indiquez. La raison était que cette annonce était unilatérale de la part du ministère à une période où les hauts fonctionnaires de l’Etat faisaient à l’UPMC des propositions financières inacceptables. D’ailleurs, c’est cette attitude de la présidence de l’UPMC et son annonce que l’établissement en rediscuterait une fois que l’UPMC serait également en état de faire des propositions significatives pour les primes de recherche et les primes pédagogiques au mérite destinées aux enseignants chercheurs qui a fait que nos collègues n’ont pas suivi le mouvement des « sauvons quelque chose ». Vous aurez d’ailleurs remrqué que l’Egérie de SLR est plus qu’ambigüe sur ces affaires.
    Une bonne gouvernance doit aussi être équilibrée et penser non seulement à ceux qui sont des Leaders d’équipe dynamiques et mais aussi à ceux qui constituent la force productrice des laboratoires et qui, en définitive, font la réputation de ces leaders.

  9. Cher Gilbert,

    Deux choses parmi les innombrables qui nous opposeront toujours:

    – La recherche est incommensurable à l’argent. En ces temps de grande confusion, on confond allègre-ment innovation et recherche, entrepreneur et chercheur, production et progrès, excellence et intelligence, management et politique, modes et idées… Cela n’étonnera que ceux qui n’ont pas constaté que nous sommes en 1984 depuis 1984 justement !

    – Le mouvement actuel dans l’université est réellement archaïque en ce sens qu’il ne réclame pas de hauts salaires pour les MCU et qu’il défend la liberté de recherche dans le statut, contre le contrat. Or la modernité, c’est le contrat qui assure la liberté du renard et la liberté du poulailler (liberté, qui de ce côté là, s’appelle plus justement la précarité). Le contrat est moderne, car le renard n’est plus contraint par le statut mais il fixe le contrat, ce qui est très pratique :-).

    …évidemment, dans ce système, il est préférable d’être un renard, comme les excellents – de naissance ou d’extraction – le sont.

    Pour ma part, je suis – comme tu l’as souvent noté – du côté de l’archaïsme de 1789, de 1871 et de 1968, et bien sûr, du côté des médiocres poules. Il faut bien des petites mains…

    Bien sûr le mouvement actuel a manqué quelque chose, mais il n’est pas trop tard: il faudra l’année prochaine bloquer les concours des grandes écoles pour poser quelques questions et pour avoir un peu de corrida dans les media.

    Cordialement

    PS: une petite note sur Mai quand même (encore un point de divergence sûrement): les slogans marxistes de 68 étaient objectivement réactionnaires, mais en ces belles journées ont éclaté les archaïques slogans anarchistes, ceux qui font qu’on considère encore aujourd’hui 1968 comme la suite de 1871 et pas celle de 1917.

  10. Merci de vos précisions. Je ne pensais pas à l’UPMC en particulier (je n’étais pas au courant de ce cas particulier) mais j’ai pu me rendre compte que l’égalitarisme français (qui est loin d’être égalitaire, bien évidemment… ) me semble conduire l’Université française à la catastrophe, si un peu de souplesse n’est pas introduite dans tous ses rouages… Mais n’est-il trop tard, vu la politisation extrème des critiques de la loi LRU..

    Je tenais à vous remercier pour votre blog, que je trouve extrèmement instructif et de TRÈS GRANDE QUALITÉ!

  11. Précarité… encore une notion complètement française, qui soutient encore qu’il est un droit fondamental d’avoir un emploi ‘pour la vie’…
    Logique qui veut qu’un étudiant de thèse devienne un ATER, devienne un MCU, devienne un Prof….
    Bonjour l’ouverture sur le monde…
    Voilà pourquoi les Français et leur fameux modèle et leurs fameuses exceptions (culturelles, etc etc…) exaspèrent souvent à l’étranger avec cette idée qu’ils ont encore le monopole des lumières…
    Réveillons nous…

  12. Bonjour Monsieur Béréziat
    Je suis d’accord avec vous pour dire que le mouvement actuel n’a aucun rapport avec celui de mai 68. Et celui de 1983-1984, associé à la loi Savary ? Il me semble qu’il y avait dans le projet initial une tentative de donner une certaine autonomie aux universités et que l’on avait parlé de la modulation des services. Une petite comparaison entre le mouvement de 1983 et celui d’aujourd’hui serait intéressante. Quel chemin avons-nous parcouru depuis 25 ans ?
    Merci pour votre blog, que j’ai découvert récemment et que je trouve intéressant. Je l’ai mis dans mes favoris.
    Rachel

  13. Réponse à Rachel
    Il est de fait que le projet de réforme de l’université préparé en 1983 par Alain Savary à entraîné des oppositions diverses comme en témoigne la vidéo référencée ci-dessous. A l’époque comme aujourd’hui (c’est une constante française), les professeurs de droit rejoignaient les gauchistes dans leur opposition. Il fut très peu question d’autonomie de gestion à cette époque, mais de mise en place de conseils plus collégiaux et d’assouplir les règles concernant la création de filières plus aptes à favoriser l’insertion professionnelle. Et de ce point de vue ce fut une bonne loi. Les universités mirent donc elles aussi en place des filières sélectives tout en refusant la sélection dans les filières générales ce qui s’est révélé à l’usage une ineptie. Mais la similitude s’arrête là car depuis, l’évolution socilogique au sein des universités à considérablement modifié la donne. A cette époque, les syndicats accptaient de négocier et les groupes corporatistes étaient moins puissants.
    http://www.truveo.com/Plateau-enseignement-sup%C3%A9rieur/id/3782359166

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