Paroles, paroles, paroles …

Les chiffres sont cruels, le score moyen en mathématiques des élèves français chute de 14 points entre 2003 et 2009 (enquête PISA 2009), ils obtiennent un score en sciences qui stagne et se révèle tout aussi moyen. Pourtant, 50 % des lycéens de la voie générale s’orientent en première S qui devrait être la filière scientifique par excellence. Comment dans ces conditions redonner aux élèves le goût pour les carrières scientifiques et relever leur niveau pour rendre la France plus compétitive dans la recherche et l’innovation ?

Face à cette situation le ministre Luc Châtel propose une énième réforme du lycée qui vient de recevoir une volée de bois vert de l’association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public : « Ce plan sciences est un écran de fumée qui masque la diminution des heures de sciences pour la série S et la disparition des mathématiques dès la seconde pour la série des « littéraires » les professeurs des sciences de la vie et de la terre ne sont d’ailleurs pas en reste, ils estiment que leurs disciplines « perdent une demi-heure en seconde et une heure en première par semaine. » Alors que leur enseignement était expérimental, les cours en groupes restreints sont diminués. Eric Barbazo, président de l’association des professeurs de mathématique de conclure : « Ce n’est pas comme cela que l’on va concurrencer les élèves indiens et chinois ».

Qu’en est-il réellement ? Les jeunes français sont-ils devenus des crétins en moins d’une décennie ? Et des incultes puisque les tests PISA montrent aussi un recul dans la compréhension de l’écrit.

Selon le ministère de l’Education nationale, 530 326 élèves ont obtenu en 2010 le baccalauréat : 280 000 un bac général, en recul de 1 800 (52,8% de l’ensemble), 133 000 un baccalauréat technologique (25,1%), 117 300 un baccalauréat professionnel (22,1%). On peut donc évaluer à 148 000 le nombre de bacheliers S sortant du lycée en 2010. Selon Educpros près d’un bachelier sur cinq issu de cette série ne poursuit pas d’études de scientifiques juste après le bac, ce qui signifierait que 118 000 bacheliers poursuivent des études scientifiques. Or il n’en est rien, les filières scientifiques de l’université sont tellement décriées que seuls 13 000 d’entre eux choisissent d’entrer dans une licence scientifique. Et parmi ceux-ci, les titulaires de mentions Très Bien et Bien ne représentent qu’une infime fraction, pas plus de deux centaines pour les premiers. Mais où sont donc passés les autres ?

Les professeurs des matières scientifiques des lycées seraient bien avisés de se livrer à une introspection sur leur rôle social et leur utilisation progressive depuis trente ans comme juges de paix de la ségrégation sociale. Chacun d’entre eux sait bien, même si la majorité refuse de l’admettre, que la filière S ne signifie plus scientifique mais sélective. Je prétends moi qu’elle est l’aboutissement d’une logique ségrégative.

Une grande partie des bacheliers s’inscrira en première année de médecine dont le taux de sélection est l’un des plus féroces (15% de reçus) de l’enseignement supérieur avec des possibilités de second choix faibles en pharmacie, odontologie ou maïeutique[1]. Seuls ceux qui ont des mentions au baccalauréat ont une chance raisonnable de l’emporter, car la sélection repose d’abord sur des critères scientifiques. Ceux qui ratent se réorientent rarement en sciences car c’est plus le désir d’une position sociale qu’un attrait pour la médecine qui les motivait[2]. Ils vont rejoindre la minorité qui, d’emblée a choisi Dauphine, ses succédanées ou des études de droit. En fait la majorité des élèves de section S font des classes préparatoires aux grandes écoles ou aux écoles de commerce. Dans ces classes, les matières non scientifiques occupent moins de 10% du temps d’activité des élèves. En effet, c’est encore sur les sciences dures que reposera ensuite la sélection vers la crème de la Noblesse d’Etat.

Prenons le cas des concours majeurs d’entrée dans le premier fleuron de la Noblesse d’Etat, l’école polytechnique. La durée cumulée des épreuves écrites y est en heures de :

Seule une minorité des polytechniciens fera ensuite de la recherche qu’elle soit fondamentale ou appliquée. Il en est de même pour la plupart des autres grandes écoles à l’exception de l’Ecole normale supérieure. Les sciences dures ne sont bien dans ce cas qu’un outil de sélection. La France manque dit-on d’ingénieurs, mais la conférence des écoles d’ingénieurs vient de s’élever contre l’augmentation du nombre de filières d’ingénieurs dans les universités et exige que la commission du titre d’ingénieur garde ses prérogatives malthusiennes. Les grandes universités scientifiques sont pourtant largement en mesure de doubler le nombre d’ingénieurs qu’il conviendrait de former pour répondre aux besoins s’ils s’avéraient réels. Par  ailleurs le modèle universel de formation des ingénieurs s’inscrit dans l’université alors que le modèle français des écoles leur confère une formation rabougrie comme l’indique le président de l’UPMC[3]. En réalité la CTI veille car les bonnes places ne sont pas si évidentes à trouver comme vient de le montrer de manière fracassante l’OCDE quand elle constate le recul industriel de la France face à l’Allemagne. Pour innover encore faut-il trouver et donc chercher. Chez nous le commercial est roi ! Mais on commerce quoi ? Ce qu’ont fabriqué les autres pays ?

C’est là où l’on peut pointer le caractère diabolique que la politique en cours. Le pseudo-naïf Luc Châtel[4], qui connait bien l’université puisqu’il y a été formé, aura beau affirmer vouloir toutes les réformes du lycée du monde, tant que les disciplines scientifiques et en particulier les mathématiques seront utilisées comme outils de sélection au service de la caste dominante, rien ne changera. Paroles, paroles, paroles…

En réalité Valérie Pécresse veille. Elle n’est pas passée par l’université. L’autonomie universitaire n’est pour elle qu’un slogan. Sa politique, dévoilée par le plan campus et par l’utilisation qu’elle fait de l’argent du grand emprunt, vise tout simplement à mettre les universités sous la férule de la Noblesse d’Etat à laquelle elle appartient. C’est d’ailleurs le sens de sa stratégie sur le plateau de Saclay où l’université Paris Sud n’a été acceptée qu’à la découpe pour éviter que son poids scientifique ne l’impose comme le leader naturel. La fondation de coopération scientifique du plateau de Saclay sera présidée par un  ingénieur général du génie rural, des eaux et des forêts dont la production scientifique est plus que modeste. Pour la ministre pas question de remettre en cause un dispositif qui renouvelle si bien l’espèce. Certes, il importe d’y incorporer quelques nouvelles recrues (d’où les internats d’excellence et autres ambitions réussites) mais à condition de ne pas bouleverser l’architecture sociale.

Ce dispositif, strictement conservateur, n’est nullement favorable à l’éclosion d’idées nouvelles, pour ne pas dire révolutionnaires (mot au demeurant honni par la caste qui gouverne). La recherche et l’innovation ne se décrètent pas. La kyrielle d’écoles d’ingénieurs et de commerce n’a jamais été la source première de celles-ci. Trop peu d’ingénieurs sont docteurs et les laboratoires au sein des écoles ne sont pas assez nombreux et ne servent pas assez à soutenir l’enseignement des dites écoles et l’initiation à la recherche de leurs étudiants.  Et pour mieux préserver les chemins spécifiques qui permettront, du moins le pense-t-elle, de sécuriser le dispositif, la ministre favorise comme jamais le secteur privé. Le blogueur Dubois n’a aucun mal à montrer qu’elle encourage et favorise la création de  prépa privées (26% des nouvelles prépas cette année). On peut d’ailleurs se demander si ce n’est pas pour protéger les prépas privées au concours de médecine, qu’elle se refuse à laisser les universités libres de leurs méthodes de sélection en continuant d’imposer un programme national indigent. Plus globalement, la carte de France des prépas montre le caractère politique de leur implantation (7 prépa à Meaux une à Créteil). Ce qui est une indication de plus de l’entreprise de renforcement du système ségrégationniste !

Les expériences de rencontre étudiants-entreprises, mises en place par La Manu ces deux dernières années, montrent qu’il est possible de mobiliser les étudiants pour qu’ils fassent valoir leurs talents face aux recruteurs potentiels. Ces derniers constatent qu’ils découvrent la richesse du savoir faire des générations d’étudiants actuelles. Mais dans le même temps, la plupart d’entre eux ne savent pas quoi en faire car ils ne rentrent pas dans les clous du formatage imposé par les directions des ressources humaines. C’est précisément ce formatage qui est à l’œuvre dans le concubinage CPGE/Ecoles. Ce formatage est un frein puissant à des démarches innovantes. Une bonne formation universitaire n’est pas celle qui formate. C’est celle qui parachève l’œuvre éducative en rendant les étudiants curieux, inventifs et critiques sur eux-mêmes et le monde dans lequel ils sont. Ce sont précisément ces qualités que le tissu économique français a le plus grand mal à exploiter. Et quand par hasard ils s’en trouvent pour se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise, l’extrême radinerie du système bancaire français qui ne prête qu’aux riches et des capitaux risqueurs français qui n’aiment pas le risque, rend particulièrement aléatoire leur réussite[5].

Tout le reste n’est que paroles, paroles, paroles…

Paris le 5 février 2011

[1] La maïeutique, du grec μαιευτικη, par analogie avec le personnage de la mythologie grecque Maïa, qui veillait aux accouchements.

[2] D’ailleurs, cela n’est pas sans retentissement sur leurs exigences en matière de revenus aujourd’hui étant issu du groupe considéré comme le vivier de l’élite, dans leur majorité ils considèrent comme déclassés et refusent maintenant de s’installer dans de nombreux sites perçus comme trop isolés ou trop dangereux. A une période où le rapport entre le nombre des médecins et des habitants n’a jamais été aussi élevé dans notre pays, se reconstituent des déserts médicaux.

[3] Dépêche n°144946 Paris, Vendredi 4 février 2011, « Le gros inconvénient du cursus type qui sous-tend les évaluations de la CTI, outre le bachotage et l’orientation précoce qu’il induit, est qu’il est hyper-spécialisé, faisant largement l’impasse sur les sciences humaines et les sciences de l’ingénieur. Ce cursus est en effet construit autour de la préparation d’un concours basé sur les mathématiques, et dans une moindre mesure, sur la physique. Une fois l’école intégrée, les futurs ingénieurs disposent de très peu de temps pour approfondir les bases scientifiques et techniques de leur future expertise. En fait, pour la plupart ils abandonnent les exigences scientifiques (ils sont sûrs de sortir avec le diplôme) et perdent tout contact avec la recherche, assure le président de l’UPMC. À l’étranger, les trois – ou quatre – premières années sont beaucoup plus pluridisciplinaires qu’en France. L’étudiant fait des mathématiques et de la physique, mais aussi de l’informatique, une bonne dose de sciences humaines (économie, gestion, sociologie, …). Il est en mesure de choisir une spécialité d’ingénierie dont il a tout le temps d’approfondir les bases scientifiques et techniques. Ainsi, les meilleures années de l’étudiant sont réellement consacrées à une approche scientifique du métier et cela débouche plus naturellement sur la recherche pour les meilleurs. Le principal enjeu pour les formations d’ingénieurs en France concerne l’ouverture sur la recherche et la culture de l’inventivité et de l’innovation ».

[4] Selon Wikipédia, Luc Châtel, né d’un père amiral et d’une mère professeur de danse, passe sa scolarité chez les jésuites, au Lycée Saint-Louis-de-Gonzague dans le 16e arrondissement de Paris. Étudiant à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il y obtient une maîtrise de sciences de gestion en 1987 puis un DESS de marketing en 1988. Diplômé, il intègre le groupe international de cosmétiques L’Oréal en 1990. Il travaille initialement dans le marketing en qualité de chef de produit, puis devient DRH d’une entité du groupe, poste qu’il occupe jusqu’à son élection à l’Assemblée nationale, en 2002.

[5] Source : http://193.51.90.226/cahiers/ca8901.htm#part4

11 réflexions sur “ Paroles, paroles, paroles … ”

  1. Pourquoi instaurer de la sélection seulement pour les filières scientifiques universitaires? les SHS sont surchargées en L1 d’élèves qu’on a envoyé là car ils ont été refusés ailleurs (STS et IUT).
    Non, il faut de la sélection pour tout le monde, chaque fac définissant ses critères de sélection. Je serais pour ma part favorable à une sélection sur examen d’entrée en L (je crains que la sélection sur dossier en L ne reproduise les inégalités entre les lycées) et sur dossier en M1 (et pas M2 comme maintenant).
    La sélection est le point majeur du relèvement de l’Université face aux GE.

  2. Je suis curieux de savoir d’où vous tirez votre chiffre de 13 000 entrants en licence de sciences; les RERS donnent en 2009 33 662 primo-entrants en licence de sciences (les données 2010 ne sont bien sûr pas encore connues). Ce chiffre peut d’ailleurs être considéré comme catastrophique, car il est deux fois plus faible que le chiffre de 1995.

    Il faut arrêter de dire que les étudiants de licence sont le fond du panier, les études sociologiques montrent autre chose. Il n’y a pratiquement pas d’étudiants venus de bacs professionnels en licence de science, et très peu de bacheliers technologiques, le grande majorité vient du bac S. Dès qu’on s’arrange pour avoir des conditions d’études raisonnables, le niveau remonte vite; j’ai dans mes groupes de L1 et L2 plus de 25% de mentions B et quelques mentions TB. Le jour où les universités prendront l’enseignement de licence au sérieux, elles seront très vite en mesure de concurrencer les classes préparatoires.

  3. Je ne doute pas que l’université de Marseille soit plus performante que l’UPMC. Avant que l’UPMC lance les doubles cursus exigeants on comptait 1,5 % de mention TB et 6 % de mention B parmi les primo-entrants. Sans doute la concurence avec les classes préparatoires est elle moins vive. Mais évidemment j’ai décompté du nombre de primo-entrant en licence de sciences les étudiants cumulatifs avec les classes préparatoires.

  4. Je suis très intéressé. Comment faites-vous pour compter les doubles inscriptions des étudiants cumulatifs? Je cherche depuis des années à connaître, ou au moins à estimer ce chiffre qui semble varier fortement suivant les années.
    Je doute néanmoins que les cumulatifs représentent 60% des inscriptions en sciences; si c’est vraiment le cas, l’université est beaucoup plus mal partie qu’on ne le dit…

  5. Je me glisse dans cette polémique statistique pertinente. Gilbert, c’est Pierre qui a raison. Le Système SISE de la DEPP (remontées des inscriptions administratives au 15 janvier) ne publie que les 1ères inscriptions et non les doubles inscriptions. Les élèves de CPGE ne sont donc décomptés qu’en CPGE.

    Et heureusement ! C’est le seul moyen de connaître la population étudiante inscrite dans le supérieur. Eviter absolument les doubles comptes !

    Directeur de ‘Observatoire de Marne-la-Vallée, j’ai dû toujours combattre pour publier deux comptes séparés : les premières inscriptions, les autres inscriptions. Il est toujours tentant pour une équipe de direction de ne publier que de « bonnes données » (cacher une baisse des inscriptions principales par une stabilisation des inscriptions totales). Cordialement

  6. Diplômes d’ingénierie.
    Il est étrange, alors que l’université dispose déjà en interne d’écoles d’ingénieurs dont elle a la maîtrise (dont des formations en alternance par apprentissage) vous ne proposiez pas de les faire évoluer vers le schéma de formation que vous souhaitez, mais vouliez créer ab nihilo une nouvelle filière de formation dans un contexte universitaire dominé par le milieu académique traditionnel (dont des caractéristiques importantes : hyperspécialisation disciplinaire, extrême importance accordée à la hiérarchie des titres académiques, inexpérience dans le pilotage de périodes de formation en entreprise, etc. sont antinomiques d’une formation moderne d’ingénieurs qui doit être très multidisciplinaire, inclure des contacts très étroits avec l’industrie, donner une véritable éducation comportementale grâce à des mises en situation diverses, etc.).
    Comme le souligne l’AERES dans son rapport (passage qui n’est jamais cité) :
     » La formation académique :
    Ce modèle est celui qui prédomine dans les disciplines fondamentales : mathématiques, physique, biologie, sciences de la Terre et de l’univers, etc. Dans ce « modèle académique » l’activité non seulement principale mais en fait quasi unique est la maîtrise d’une spécialité. Les mathématiques générales y sont encore présentes, en tout cas en première année, mais aucune science n’est enseignée en dehors de la spécialité et les disciplines d’ouverture générale y sont plus ou moins totalement ignorées. Ce modèle n’est donc pas adapté à la formation en ingénierie.  »
    La formation de mathématiciens et celle d’ingénieurs sont deux métiers complètement différents. En dehors du mot université, il n’y a guère de points communs entre l’école d’ingénierie d’une fac américaine et un département spécialisé en math et en physique.
    J’ai l’impression d’assister plus à une guerre intestine entre enseignants-chercheurs voulant préserver leur statut et profs souvent agrégés des écoles d’ingénieurs internes des universités qui arrivent à d’excellents résultats (en particulier au niveau d’emploi de leurs diplômés) à partir d’un recrutement de niveau assez moyen.
    En dehors d’enseignants-chercheurs voulant restaurer un monopole sur l’ensemble de l’enseignement , je ne vois pas qui a intérêt à pousser une telle solution plutôt qu’une évolution de l’existant.

  7. Les USA 5 fois plus peuplés ne décernent tous les ans que 15 000 bachelors de maths et 21 000 de sciences physiques (comprend la chimie). La baisse des effectifs dans ces matières est une tendance lourde du monde occidental.
    Dans ce contexte, la concurrence française licence – prépas scientifiques est une guerre picrocholine, qui peut à la rigueur permettre à l’université de récupérer quelques éléments brillants en les détournant des ENS, mais certainement pas d’augmenter de façon significative ses effectifs.
    Ce qui est une anomalie française est l’existence de 50 000 élèves en CPGE scientifiques qui, dans tout autre pays occidental seraient essentiellement étudiants en médecine, droit, finance, à la rigueur ingénierie pour ceux issus de milieux défavorisés.

  8. Mon cher ami, ne jugez pas l’université actuelle à l’aune de celle qui est morte en 1970.

    Si il y a une formation stéréotypée et orthogonale avec l’évolution du monde, c’est celle des soit disant grandes écoles. Quant aux formations d’ingénieur, celà fait belle lurette que nous avons jeté la gourme de l’académisme. L’UPMC a créé il y a près de 20 ans une formation d’ingénieurs en alternance, l’IFITEP et une formation d’ingénieur avec des spécialités en mécanique, sciences de la terre, industrie alimentaire, informatique pour lesquelles les stages en industrie se sont multipliés. J’ai regroupé ces deux formations en 2005 au sein de l’Ecole Polytechnique Pierre et Marie Curie.
    L’avantage de cette école c’est qu’elle s’appuie également sur tous les laboratoires de l’UPMC et offre l’opportunité aus élèves d’avoir un contact avec la recherche qu’il serait vain de chercher dans les écoles d’ingénieur extra-universitaires.
    Moi ce que je réclame c’est la fin des privilèges dont bénéficient les écoles, et en particulier le surfinancement et l’existence des deux années de formatage dans les CPGE. Pour le reste, laissons jouer l’émulation entre les deux systèmes.

  9. la comparaison entre le bachelor et la licence est plus qu’osée. Mais surtout, l’USA et lle Royaume Uni peuvent compenser par l’immigration des cerveaux le désamour pour les sciences. Nous, grace à Besson et Hortefeux on les repousse chez les autres (en dehors des Chinois bien entendu).

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