Excellence, vos Excellences !

Ah le beau mot dont se gargarise la droite et la Noblesse d’Etat  à propos de l’enseignement supérieur et de la recherche : campus d’excellence, équipements d’excellence, laboratoires d’excellence, initiative d’excellence, l’excellence est partout ! Mais comme le fait fort justement remarquer Denis Diderot, « si tout ici-bas était excellent, il n’y aurait rien d’excellent ». En vérité, en un demi-siècle de vie universitaire, je n’ai que très rarement rencontré des collègues qui ne se jugeaient pas excellents et pour la plupart, ce sont ces derniers qui l’étaient. En réalité la France est un pays de menteurs. Nous avons nos filières d’élites (les classes préparatoires, Polytechnique, Normale Sup, Sciences Po, l’ENA etc.) et qui peut dire, parmi les 500 classes préparatoires et les quelques 300 soit disant grandes écoles réunies dans la conférence du même nom, lesquelles le sont réellement ? Excellence, la ministre n’a que ce mot à la bouche mais, rappelle Ibsen, « ne vous servez donc pas de ce terme élevé d’idéal quand nous avons pour cela, dans le langage usuel,  l’excellente expression de mensonge ».

Exigence et Devoir.

L’émission « fric, krach et gueule de bois » de Daniel Cohen et Erik Orsenna présentée par Pierre Arditi a eu le grand mérite de montrer de manière simple combien la donne économique a changé ces trente dernières années avec la chute du mur de Berlin, la crise energético-environnementale, la révolution numérique et la montée des économies de grands pays (Chine, Brésil et Inde) qui réclament maintenant leur place dans le concert des Nations. L’intervention des trois témoins fut caricaturale de ce qu’est la société française aujourd’hui : un syndicaliste CGT de l’usine Continental à Clairoix qui ne voit qu’une chose à faire, casser l’outil de travail avant que les patrons voyous ne le déménagent ; en miroir l’inénarrable Madelin pour lequel le capitalisme financier n’est pas dépassable et qui essuie une larme de crocodile sur la fin de l’ascenseur social des années cinquante[1] ; enfin la toute jeune étudiante[2] qui pour toute revendication ne réclame que le maintien de l’âge de la retraite pour préserver l’emploi des jeunes générations. D’un côté le maintien des privilèges des patrons aux salaires exorbitants, de banquiers ayant perdu toute mesure ; de l’autre le maintien des avantages acquis pour une classe ouvrière en perdition n’ayant rien d’autre comme champ des possibles ; entre eux une jeunesse en panne d’idéal et de repères pour le futur. Daniel Cohen eut bien du mal à faire autre chose que de l’accompagnement inquiet à l’ouvrier en mal d’anarchie et Erik Orsenna ne put que s’en remettre à un aggiornamento de l’école et à réclamer plus d’activité de recherche en France[3].

A un moment j’ai cru qu’on allait entrer dans le vif du sujet lorsque fut évoquée la perte de la valeur travail. En réalité ce n’est pas le manque d’excellence qui tue notre planète à petit feu, c’est la perte de la notion d’exigence. Certes, la caste dirigeante est exigeante vis-à-vis des plus faibles et, s’ils ne réussissent pas, on les laisse croupir dans leur jus. Mais quelle exigence a-t-elle vis-à-vis d’elle-même et quelle exigence avons-nous vis-à-vis des plus brillants de nos concitoyens ? Jadis, l’ingénieur responsable de la construction d’un pont était le premier à tester sa résistance, aujourd’hui les patrons qui mettent en faillite leur entreprise reçoivent des parachutes dorés, les hauts cadres s’enrichissent à coup de stock options, les banquiers ne prêtent pas d’argent pour créer des biens et des services mais pour entretenir une martingale délétère, le service public veut dire service minimum. Les notions de droit acquis, de hiérarchie et de démocratie ne peuvent se penser en dehors des notions d’Exigence et de Devoirs qui sont antagonistes avec l’argent facile. L’enseignement supérieur libre et gratuit implique des exigences et des devoirs qui s’imposent d’autant plus que ceux qui en bénéficient disposent de ressources intellectuelles supérieures liées à leur origine sociale et à leurs aptitudes intrinsèques.

L’Ethique.

Jamais l’éthique n’a été plus malmenée dans notre pays. Les journalistes, en majorité, pratiquent l’autocensure et écartent de l’information ceux qui ne correspondent pas aux canons établis. Ils préfèrent l’anecdote aux débats de fond. Au nom du principe de précaution l’Etat arrose des groupes pharmaceutiques pour confectionner des vaccins qui ne seront pas utilisés et couvre les pratiques mafieuses de certains d’entre eux. La France bat tous les records en matière de cumul de mandats (publics et privés) et de rémunérations. La fine fleur élevée dans les « Ecoles prestigieuses » préfère aller boursicoter à Londres ou à New-York plutôt que de rendre à la nation ce qu’elle en a reçu en développant son économie réelle. Les moins dégourdis n’ont aucune honte à se réclamer de l’idéologie libérale tout en occupant des fonctions à vie dans la haute administration de l’Etat. Des ministres quittent le gouvernement et sont recasés dans des sinécures pour lesquels ils n’ont aucune compétence particulière. Le plus haut sommet de l’Etat développe des amitiés douteuses avec des artistes qui, tout en gagnant énormément d’argent en France préfèrent payer (ou ne pas payer) leurs impôts en Suisse ou aux États-Unis. Des universités qui s’auto-désignent progressistes refusent la sélection à l’entrée mais en maintiennent une sévère entre la première et la deuxième année de master larguant dans la nature sans diplôme utile des flopées d’étudiants ou organisent leur évaporation en licence. Et tout cela sans que la communauté universitaire n’y trouve à redire. Le Parlement n’a jamais pondu autant de lois, mais la majorité d’entre elles ne sont jamais appliquées faute des décrets nécessaires. Dans d’autres cas, par exemple pour la loi LRU, les décrets d’application et la pratique de la haute administration les vide de leur sens. L’Etat exige la traçabilité des subventions données aux organisations publiques et c’est bien naturel mais est fort peu exigeant en ce qui concerne celles, fort nombreuses, qu’il distribue au secteur privé et ne s’inquiète nullement des placements bancaires. A croire que ce sont les services publics qui sont responsables du déficit abyssal alors que celui-ci résulte de la gabegie bancaire et des supers profits de quelques-uns.

L’excellence n’est rien sans exigence vis-à-vis de ceux qui prétendent l’être et sans comportement éthique de ceux qui obtiennent des positions sociales élevées, que ce soit dans le secteur privé, dans la fonction publique ou dans les organes de représentation de la Nation et de direction de l’Etat. « Indignez-vous » nous implore Stéphane Hessel. Mais l’indignation ne suffit pas. Nous regardons avec un peu de condescendance la Tunisie et l’Algérie où une jeunesse éduquée entre en dissidence faute de trouver des emplois à la mesure des compétences qu’ils ont acquises. Est-ce tellement différent chez nous ?

Ce que l’on attend des femmes et les hommes réellement progressistes de notre pays c’est qu’ils retrouvent le chemin de la réflexion et des propositions par delà les egos et les frustrations de certains et en laissant de côté le populisme et les exclusives qui ne mènent à rien.

Palaiseau le 13 janvier 2011


[1] Quelle belle hypocrisie que ce soit disant ascenseur à la française qui ne fonctionnerait que dans un sens ! Par ailleurs, dans les années cinquante le nombre d’adolescents issus des milieux défavorisés (manœuvres, ouvriers, employés de service, petits paysans) qui ont accès aux « grandes écoles », aux écoles d’ingénieurs et aux universités est encore microscopique. Le développement et la diversification des classes préparatoires, contemporains de la massification de l’enseignement supérieur, permirent à la Noblesse d’Etat d’endiguer le flot et de conserver les filières d’élites à la reproduction de la ségrégation sociale tout en donnant l’impression à la classe moyenne inférieure qu’elle pourrait participer au festin.

[2] D’ailleurs, David Pujadas la présenta comme étudiante en première année de DEUG prouvant par là son ignorance crasse du système universitaire français puisque les DEUG n’existent plus depuis la réforme LMD.

[3] Au passage, il faudrait lui remettre en ordre les idées ; la France, grâce à ses universités et ses organismes de recherche reste une grande nation de recherche et sa production scientifique a plutôt tendance à rattraper son retard sur les Etats-Unis (même s’ils sont loin devant) et sur l’Angleterre. Elle pêche surtout par le fait que cette dernière débouche trop rarement sur de l’innovation. Ceci est dû en grande partie au fait que notre pays a la nostalgie des gros groupes industriel et n’a pas su développer un réseau suffisant de petites et moyennes entreprises innovantes.  Le secteur bancaire a une grande part de responsabilité dans cet état de fait. Mais la cause principale réside dans le système des écoles, dont sont issus la quasi-totalité des managers des grandes entreprises et de l’Etat, système qui, quoi qu’il en dise, ignore la recherche et l’innovation.

11 réflexions sur “ Excellence, vos Excellences ! ”

  1. Un billet d’humeur qui fait du bien au moral ! Je le range aux côtés d’autres propos, ceux de Susan George qui, dans une interview accordée à Rue 89 (Le Grand Entretien, 17 janvier 2011) disait ceci : « Apprendre. Il faut commencer par apprendre. Aujourd’hui, la politique est devenue bien plus compliquée. C’est bien de s’indigner, mais il faut d’abord comprendre pourquoi cela ne marche plus. » C’est tout à fait juste. S’indigner ne suffit pas. Que la compréhension vienne avant ou après l’indignation dépend de chacun. Ce qui est sûr, c’est qu’aucune indignation ne donne lieu à une action efficace si elle n’est éclairée. Pourtant Hessel a raison, nous devons nous indigner ! Ce que montrent les événements en Tunisie, c’est que souvent « les forces éthiques sont au nombre de celles dont les économistes ont à tenir compte » (Alfred Marshall, en 1890, et pas vraiment un révolutionnaire…). Imprévisibles, elles semblent avoir le pouvoir faire surgir ce qui semblait jusque-là impossible. Souhaitons donc que là-bas, comme dans le reste du monde, ces forces éthiques sachent s’allier à celles de l’intelligence et s’ouvrir un chemin vers une société meilleure et plus juste. L’excellence, on en reparlera plus tard !

  2. C’est la première fois que je vous lis et j’ai un peu de mal à saisir l’objectif.
    Sur l’émission de TV (que je n’ai pas vue), les commentaires de l’émission de Mermet (là bas si j’y suis) signalent qu’ils oublient le role essentiel de l’actionnaire. Dans votre texte vous parlez de valeur travail absente. Mais la valeur des choses c’est l’argent. Si on vous propose 10000, 10000 ou 1 million d’euros ou plus pour jouer avec l’argent (ou la vie) des autres refuserez vous ? Le problème n’est pas l’éthique, mais la réglementation et la sanction qui va avec. Les chartes de bonne conduite sont un bon prétexte pour abolir les lois et les sanctions qui vont avec.
    Les ministres partent dans le privé, les meilleurs ingénieurs partent faire de la finance et alors ce n’est pas interdit et encore une fois si vous étiez à leur place vous faites quoi?
    Le populisme dont vous parlé dans votre conclusion, moi personnellement je m’en réclame dans le sens où c’est un discours politique qui s’adresse au peuple et donc qui s’intéresse à ses problèmes : manger, dormir (pour le niveau plus bas), travailler et donner un sens à son travail (pour ceux qui mangent) et ensuite s’épanouir (peut être certains les qualifieront de privilégiés)

    Les élites et les intellectuels depuis quelques temps sont majoritairement les alliés des puissants. On peut être même les soupçonnés d’avoir déformer le mot populiste pour éviter d’avoir à apporter des réponses de nombreuses questions.

  3. Bien vu! Dans la famille « Donner l’exemple », les chefs de famille ne jouent pas, ils ont piscine. Seul petit souci, comment on fait pour ne pas continuer à jouer le jeu, nous? Non par conviction anarchiste mais parce qu’il n’y a qu’en dérangeant qu’on perturbe la belle machine bien huilée qui s’appuie sur notre discipline, notre conscience et notre responsabilité. Alors, on fait comment? On boycotte les impôts? Tous. Massivement. On lance une pétition sur internet pour bannir l’idole des jeunes tant qu’il ne paye pas ses impôts en France? On décrète que nos élus doivent avoir un casier judiciaire vierge et être libre de charges?
    Je suis totalement en accord avec vous sur leur « mauvaise conduite », mais c’est quand la Révolution de Jasmin à la française?

  4. « … notre pays a la nostalgie des gros groupes industriels et n’a pas su développer un réseau suffisant de petites et moyennes entreprises innovantes…la cause principale réside dans le système des écoles »

    Dans le contexte français, la formation universitaire par la recherche conduit au même résultat. En effet les enquêtes menées auprès des doctorants français montrent qu’une écrasante majorité souhaite faire de la recherche académique car elle estime que le niveau intellectuel du travail qui peut lui être proposé en entreprise est indigne de ses capacités. Elle se résigne si elle ne peut pas faire autrement à entrer dans des services de recherche de grands groupes. Alors que dire de l’attrait pour elle du travail en PME ? Plutôt émigrer !

    PS. Je n’ai pas de solution simple au problème du manque d’attrait des PME pour les étudiants français. La seule (brève) époque où les petites sociétés ont eu le vent en poupe a été celle de la bulle Internet. Tout simplement parce qu’il y avait un espoir d’énormes gains financiers liés à la valorisation (aberrante) de ces sociétés.

  5. Je ne suis pas d’accord avec vous.
    Il ne faut pas inverser le problème, certes, la grande majorité des thésards préfèrerait poursuivre dans la recherche de base. Mais les doctorants savent très bien aujourd’hui que ce ne sera pas le cas. par contre il est patant que les industriels sont réluctants à leur égard. Il en sera ainsi tant que ces derniers continueront à avoir une défiance maladive pour la recherche publique. Au point que la France est le seul pays ou le secteur privé dépense plus en R&D qu’il n’y investi. Ce qui veut dire que l’Etat compense les investissements intellectuels que le secteur privé refuse de faire par ce qu’il considère que le système des écoles lui suffit et que la recherche doit dépendre de l’Etat ce en quoi il rejoint une certaine gauche.

  6. réponse à Lilie,

    Boycoter les impôts, voilà bien une idée à la Cantona, mais la majorité d’entre eux sont des impots indirects (TVA, taxes incluses dans les prix, CSG) qui pèsent d’abord sur les plus pauvres lesquels d’ailleurs ne payent pas l’impôt direct. Donc la grève de l’impôt c’est d’abord un joujou pour les classes moyennes et les cadres. Mais pour les haut revenus, les niches fiscales sont là.
    La droite les a donc dispensé de faire la grêve.

    Il est certain que pour que la morale républicaine puisse s’appiquer à tous encore faut que le droit fondamental au travail soit respecté pour tous.

  7. Certes, il n’en reste pas moins que les classes moyennes sont les fondations de toute bonne société libérale et que moralement, elles souffrent de leur appauvrissement et de leur manque de reconnaissance… Fonctionnaires, on les traite de fainéants, cadres, on les considère comme des nantis et peu importe qu’ils ne soient pas soumis aux 35 heures et corvéables à mercie. Je n’aime pas le mépris de cette société pour ses classes moyennes.

  8. Au risque d’être hors sujet, j’aimerais vous poser cette question : les agences de notation ne contribuent-t-elles pas à faire rentrer la notion d’excellence dans le cadre d’une pensée unique, normative, et ce au mépris des peuples, de ces couches les plus pauvres, mais aussi des classes moyennes comme le rappelle Lilie ?

  9. Réponse à Lilie

    Il faudrait se mettre d’accord sur ce que sont les classes moyennes. Ce que vous dites ne me gène pas puisque, bien que professeur de médecine, je ne suis toujours considéré comme appartenant aux classes moyennes.
    Je trouve tout autant excrécrable des personnes appartenant aux classes moyennes et qui considèrent que tout leur est dû que les escrocs qui boursicotent avec l’argent de plus pauvres qu’eux. Le maintien des avantages acquis est une notion débile. Rien n’est jamais acquis, il faut non pas se battre pour maintenir les siens, mais s’impliquer en tant que citoyen pour qu’elles soient réduites. Et c’est un mouvement perpétuel car elles rennaissent toujours. C’est en ce sens que je parle d’Ethique et que ma morale est une morale de combat pour un monde plus juste.

  10. Vous savez, je me méfie des agences de notation qui évaluent les institutions sur des critères qu’elles ont choisis. Et qui ne sont êlles mêmes soumises à aucune évaluation ni aucun contrôle. Elle sont à la société mondialisée ce que la police est aux dictatures, des outils pour l’oppression. Avec la différence que dans ce cas le dictateur est masqué.
    Les pauvres et les couches moyennes ne peuvent rien en attendre de bon d’une police tant qu’elles n’en on pas le contrôle. Pour moi il est clair que seule la confrontation des idées ‘rt donc la politique, c’est à dire la démocratie permettra d(avancée.
    Quant à la notion d’excellence je la récuse. Car elle abouti à la ghetoisation des élites qui est la pire des choses.

  11. Ni angélisme ni diabolisation! Evidemment que nous, classes moyennes, eh oui! moi aussi, devons continuer à nous battre pour que les inégalités régressent pour les « classes survivantes » de nos sociétés et qu’encore une fois, d’accord avec vous, seule la démocratie permettra d’avancer! Mais là où je vous dis « Attention! » c’est en ce qui concerne la diabolisation des classes moyennes. Vous dites mépriser les classes moyennes qui luttent pour leurs petits intérêts particuliers? Vous rendez vous compte que vous participez de cette fatwa anti-classes moyennes qui vient du haut et du bas en même temps? Les uns nous rejettent parce que nous sommes des gagne-petits, les autres parce que nous sommes des « baisse-culottes » devant les nantis!Bien sûr que nous luttons AUSSI pour le maintien de nos intérêts, oui mais pas seulement! Lorsque je manifeste contre les suppressions de postes dans l’éducation, je manifeste pour ma pomme, pour mon poste, mes 18 heures, mon salaire, etc. mais également et surtout pour l’école de demain, celle que vont fréquenter les enfants et qui ne laisse rien augurer de bon sauf à ceux qui auront les moyens de choisir, moyens économiques ou moyens intellectuels, et c’est là que l’on déteste à nouveau les classes moyennes! Ceux qui ont les moyens économiques les dénigrent parce qu’elles n’ont pas les mêmes valeurs, ceux qui n’ont ni les moyens économiques ni les intellectuels parce qu’elles sont vendues et acoquinées avec ceux qui ont les moyens!
    Bon, voilà, je voulais simplement vous signifier que ce n’est pas la désunion qui fait la force et que le revival machiavelien où l’on divise pour mieux régner est un peu facile. Les réformes sont nécessaires dès lors qu’elles vont dans le bon sens et innovent vraiment ( comme celle de l’education évoquée par M. Allègre chez Bourdin il y a quelques jours) mais les électrochocs méprisant vis à vis des acteurs épuisés et parfois découragés par l’animosité et l’hostilité de tous me paraissent stratégiquement pauvres!
    Réformons mais tous ensemble!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>