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Le retour de l’hôpital des pauvres ?

Le gouvernement a décidé en mai de réduire de 25% le budget du SAMU social, entraînant par là le départ au son des cors de Xavier Emmanuelli clamant l’enterrement du Chiraquisme social. Or les trois quart de ce budget servaient à financer des nuitées d’hôtel (plus de 5000 par jour en Ile de France). Il y a donc eu une réduction drastique des possibilités d’accueil alors que la demande est en augmentation croissante du fait de la crise économique. La conséquence de cette mesure fait que de très nombreuses familles avec des enfants se retrouvent à la rue, ce d’autant plus que les centres d’hébergement habituels refusent de prendre en charge des enfants et que l’hôtel est souvent la seule solution pour elles.

Un nombre croissant de familles n’ont pas trouvé d’autre solution que de chercher refuge dans les hôpitaux que ce soit auprès des services d’urgences ou des maternités de l’Assistance Publique (APHP). C’est naturellement dans les secteurs les plus populaires de l’est parisien, hôpitaux Robert Debré, Saint Antoine et Lariboisière en particulier, qu’ils ont afflué. Lors d’une réunion en juin entre l’APHP, le SAMU social et la préfecture de Paris, cette dernière avait tenté de minimiser le problème en le présentant comme anecdotique ! La seule décision prise fut de faire une enquête. Les résultats de celle-ci sont édifiants : en six semaines 111 familles ont été « abritées » par des services d’urgence ou des maternités de l’APHP. Ce sont donc 64 enfants qui ont dormi au moins une nuit dans un service d’urgence.

L’APHP avait donné des consignes de ne pas communiquer ces chiffres alarmants, puis a dû se résigner à le faire sous la pression d’un chef de service d’urgence parisien et parce que les journalistes en avaient déjà eu connaissance. Le 5 juillet, une nouvelle réunion a eu lieu et, devant ces chiffres, il a été demandé au SAMU social de traiter en priorité ces familles, ce qui revenait à ne rien faire car il n’avait alors pratiquement plus de solutions. Il est avéré que devant cette situation certains de ses agents ont conseillé aux familles de se rabattre sur les hôpitaux. Le SAMU social a donc instrumentalisé les services d’urgence et les maternités en conseillant aux familles de s’y rendre pour s’y « mettre à l’abri », bien conscient que cela aller poser des problèmes majeurs. De fait cela en a posé et la réaction a été très vive devant ce retour à une conception de l’hôpital qui date de l’ancien régime.

Cette affaire met en évidence le désengagement massif de l’état sur le plan budgétaire que ce soit via le SAMU social ou les associations caritatives d’aide aux plus fragiles. Avec un cynisme certains les ministres concernés se retranchent derrière une soi-disant politique de long terme qui privilégierait la construction de logements sociaux. Naturellement en cette période de vaches maigres ils le font au détriment des aides au présent. Le bien mal nommé ministère de la solidarité dirigé par Roselyne Bachelot, qui s’était illustrée l’an dernier dans l’affaire du H1N1, joue les Ponce Pilate et se retranche derrière le ministre du logement Benoîst Apparu. On se rappellera que ce dernier avait en toute discrétion quitté en 2008 le logement HLM que selon Marianne il occupait en contrepartie de ses activités comme secrétaire national de la jeunesse au RPR. Le dit Apparu qui refusait jusque là de répondre aux journalistes bénéficia d’une interview pour le moins complaisante de France 3 où il ne put donner aucune assurance autre que de renvoyer l’affaire à plus tard.

En fait le problème va retomber une fois de plus sur les collectivités territoriales qui sont déjà débordées sur le plan budgétaire par l’inflation de leur budget social. Bref, tout est réuni pour un accroissement majeur du problème aux urgences et dans les maternités, dernier endroit où il semble rester un peu d’humanité dans ce monde de brutes puisque même les églises ne s’ouvrent plus aux miséreux. L’explosion est attendue par de nombreux observateurs pour la rentrée. Il y a des pressions de plus en plus importantes pour que l’hôpital consacre des moyens à cet hébergement sans lien avec la santé et les soins, ce qui se traduirait une fois de plus par un détournement des maigres moyens consacrés à la santé. A moins que, ressuscitant  l’Hôpital Général créé par la royauté au XVIIème siècle, et reprenant les propositions du brave normalien Wauquier, le gouvernement n’envisage d’y faire travailler les parents voire les enfants pour payer leur hébergement et par là palier à l’évaporation des effectif que l’on va nous imposer pour répondre à la sollicitude des agences de notation. Et pendant ce temps là on créera une prime à la performance pour les médecins libéraux ! Reste à savoir s’ils ouvrirons leurs cabinets aux gueux pour y passer la nuit.

Au moment où le gouvernement vole encore une fois au secours des banques et où il trouve de quoi financer les praticiens libéraux à la performance, il se refuse à appliquer la loi. Laquelle loi lui donne les moyens juridiques de réquisitionner les logements vacants et l’on sait qu’il en existe de nombreux et pas seulement dans les quartiers populaires. Un dernier point, la droite UMP est vent debout à Palaiseau pour s’opposer à l’attribution proposée par la municipalité d’attribuer 30% des nouvelles constructions dans le cadre de l’opération Palaiseau Saclay au logement social. Ce qui est nécessaire aujourd’hui c’est plus de justice et pas uniquement de la charité et encore moins des effets d’annonce sans lendemain.

La Pitié-Salpétrière Vendredi 22 juillet 2011

Encore un effort s’il vous plaît

Il y a 28 ans, en mai, prenait fin la plus longue grève des internes et des chefs de clinique jamais vue en France. Entamée début mars 1983, elle avait été précédée en mars 1982 d’une grève prodromique déclenchée par une circulaire qui se voulait conservatoire et qui instituait une note plancher (7,5/20) en deçà de laquelle les commissions d’équivalence ne pourraient aller pour repêcher les candidats aux certificats de spécialités, certificats nécessaires pour être reconnus comme spécialistes par le conseil de l’Ordre des médecins. La goutte d’eau avait fait déborder le vase. Pourquoi ? Les internes des Centres Hospitaliers et Universitaires refusaient d’accepter des dispositions favorisant l’accès aux spécialités des internes des hôpitaux non universitaires. Le malaise était bien plus profond et Jack Ralite alors ministre de la santé l’avait bien remarqué : « Les internes, depuis des années, réclament un statut et ne veulent plus être taillables et corvéables à merci. Ils vivent mal une hiérarchie de plus en plus irresponsabilisante ainsi que l’exercice souvent médicalement solitaire des gardes de nuit, du dimanche et des jours fériés. Ils s’inquiètent enfin de leurs débouchés, chaque année plus précaires. »[1]

Malgré les séances de concertation qui se multiplièrent tout au long de l’année 1982, Ralite ne put résoudre la contradiction majeure d’une formation qui peinait à se dégager de schémas obsolètes mis en place par les technocrates du 1er Empire. Le concours de l’internat avait été créé, comme d’autres, pour dégager une élite médicale. Il ne pouvait en aucun cas, tel qu’il était, être utilisé pour sélectionner les médecins spécialistes que la société française réclamait. Dès lors que la pratique des spécialités médicales s’exerçait majoritairement dans un secteur libéral conventionnel et dans des hôpitaux généraux supposés assurer la gratuité des soins pour toute la population il fallait en augmenter le nombre et diversifier leur recrutement. La suppression du concours d’externat fut une conséquence positive des revendications étudiantes de mai 68, mais la masse médicale foncièrement conservatrice ne voulait pas voir disparaître le concours de l’internat. De la voie royale qu’elle était avant les années soixante, l’internat devint donc progressivement une voie unique de formation des spécialistes. Comment dès lors justifier l’existence de deux types d’internats selon que les services qualifiants étaient ou non situés dans un CHU ou un hôpital général ? Comment justifier la prééminence des grandes villes universitaires ? Il fallut vingt ans pour que la profession acte un fait que nous savions tous inéluctable dès 1983. L’internat sera remplacé par des épreuves classantes nationales (ECN) en 2004. Désormais la note éliminatoire n’existe plus et la moyenne n’a plus aucune importance. On peut être interne avec la note zéro ! La sélection s’effectue dix ans plus tôt par le concours d’entrée en deuxième année d’études médicales.

Lors de ces fameuses journées où se révéla l’obsolescence du système français des études médicales, Jack Ralite avait déclaré devant l’assemblée nationale : Continuer la lecture

La pollution de l’équinoxe de printemps

Dans mon article de début janvier, je rappelais que si la nouvelle année au calendrier chinois était celle du lapin blanc : « contrairement à ce que nous laisse croire Lewis Caroll, le lapin blanc n’est pas un animal blanc et doux comme son nom le laisse supposer. Selon l’Astrologue Russe Vladimir Pogoudine, « c’est une créature assez sévère, et si nous regardons les précédentes années du lapin, nous verrons qu’elles ont marqué le début de la seconde guerre mondiale, la perestroïka, les attentats terribles en Russie en 1999. » »

Dès le premier trimestre nous avons été gâtés. Trois tremblements de terre, dans le centre du Chili, au sud de Conception qui avait été durement frappée l’an dernier (magnitude 7), un autre de magnitude 7,3 survient au large des Îles Loyauté, en Nouvelle-Calédonie, un troisième atteint en février la Nouvelle Zélande. 200 000 personnes sont touchées par des inondations dans la région du Queensland en Australie, il y a plusieurs dizaines de morts. Après le passage d’une tornade dans les états du sud des Etats-Unis on déplore 6 morts et des dizaines de blessés. On décompte un million de sans-abri et 18 morts à l’issue d’inondations au Sri Lanka, plus de 300 morts dans des bidonvilles de Rio de Janeiro consécutifs aux glissements de terrains et aux coulées de boue survenues après des pluies torrentielles. Le 10 mars la nature se déchaîne contre le Japon, un violent séisme de magnitude 9 survient au nord-est du pays, il s’ensuit un tsunami avec des vagues monstrueuses, certaines dépassent 10 mètres, qui dévaste les régions de Sendai et Fukushima dans l’est du pays. Malgré la préparation de la population à ce genre de catastrophes, près de 20 000 morts sont probablement à déplorer. La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi a été gravement touchée, Continuer la lecture

Cadeau de Noël

La survenue d’un accident de santé vous oblige à une saine relativisation des choses de la vie. C’est ainsi que j’ai vécu dans un service de soins intensifs les réparties pleines d’opportunité de l’inepte albinos et de l’employée des eaux et forêts lors de la semaine de désorganisation circulatoire induite par l’arrivée précoce de chutes de neige. Les nuits sans sommeil, lorsque vous êtes immobilisé dans un lit, vous pouvez être à l’écoute des bruits de la ruche. C’est alors que vous comprenez toute l’abnégation du personnel hospitalier attentif aux moindres besoins des patients et parfois aux exigences de malades irascibles. Ici on ne connait pas la double peine. Pas de récrimination chez cette infirmière qui a mis plus de deux heures à rentrer chez elle, ou chez cette autre qui trouva refuge dans un hôtel du voisinage pendant que les deux zozos péroraient. Aucune des deux n’a fait usage de son droit de retrait ! Gentillesse de cet interne qui après une longue journée d’urgence trouve encore le temps vers la minuit de faire mon doppler de contrôle. Patience de cette aide soignante expliquant à ce malade agité que non décidemment il ne peut déambuler.

Une fois passé la période critique, bien que l’étiologie du mal ait été envisagée, transfert chez les « Sherlock Holmes », les internistes. La médecine interne est à la médecine générale ce que la mécanique de précision est au garagisme. Pas besoin de garde à vue musclée pour que l’on se déboutonne et raconte avec autant de précision que possible non seulement son histoire récente mais aussi le flash back de sa vie antérieure. On a même droit à une gentille engueulade contre ce président qui n’a même pas pensé que ce qui lui est arrivé il y a dix, vingt ou quarante ans puisse aussi éclairer le présent. Mais toujours la même gentillesse du personnel infirmier. Je confronte mon vécu de l’hôpital avec cet aide-soignant qui y est entré à l’époque où j’y effectuais mon externat. Certes les temps changent, Continuer la lecture

Ave maria

ave maria

La fête de l’Assomption est probablement née à Jérusalem au 4ème siècle. Peut être lors de la consécration d’une église dédiée à Marie située entre Nazareth et Bethléem, plus vraisemblablement lors de la consécration d’une autre église à Gethsémani deux siècles plus tard.

égliseLa fête fut étendue à tout l’Empire romain par l’empereur Maurice sous le nom de « Dormition de la Vierge Marie ». Grégoire de Tours est le premier à en parler en France, à la fin du VIe  siècle. A partir de cette date, l’Eglise fera de Marie un produit d’appel. L’Assomption fut toujours célébrée le 15 août et sera instituée fête nationale par le roi Louis XIII jusqu’à la Révolution française. Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, le 19 février 1806, Napoléon en fera la Saint Napoléon en l’honneur de sa naissance le 15 août 1769 à Ajaccio. Mais par le même décret elle redeviendra la fête de l’Assomption et deux ans plus tard, le 15 août 1808, il décrètera que les écoles doivent désormais suivre les « principes de l’Église catholique » et confie aux Frères des écoles chrétiennes l’enseignement primaire et la formation des instituteurs. C’est la République restaurée qui en fera un jour férié. Ca ne coûtait pas grand-chose puisqu’à la mi-août, « les noisettes ont le ventre roux »  et que « la vierge du mois d’août, arrange tout ou défait tout ».

Contrairement aux croyances populaires, le 15 août n’a rien à voir avec la conceptrice de Jésus de Nazareth. Dans la vision étriquée des chrétiens du moyen âge, la mère de Jésus ne pouvait être que vierge lors de sa conception. Ce sont les évangiles qui expliquent comment : l’ange Gabriel annonça à une jeune vierge juive dans qu’elles conditions elle allait accueillir un Tanguy . La question de foi repose donc sur la possibilité qu’un « Intelligent Design » ait pu provoquer la fécondation d’un ovule marial (il n’y a guère que quelques attardés du bas middle ouest qui croient encore à cette histoire de côte d’Adam). Mais malheureusement, pour les intégristes chrétiens de toute obédience, nous savons aujourd’hui que c’est l’ovule qui choisit son spermatozoïde et pas l’inverse. Sans compter qu’il est quasiment acquis que ce pieux sanctuaire, ce vase d’élection, ait probablement par la suite accueilli d’autres semences . La virginité perpétuelle de Marie qu’affirment les Eglises catholique et orthodoxe serait donc un leurre. A moins que cette virginité ne soit qu’un concept ésotérique de plus. Continuer la lecture

Bye Bye

Jussieu

Le 16 juin, jour de mes 68 ans, j’ai quitté l’équipe présidentielle de l’université Pierre et Marie Curie, son comité exécutif et la vice-présidence des relations internationales. La veille nous avions enterré sans tambour ni trompettes Paris Universitas. Trois jours plus tard Valérie Pécresse rendait les armes et signait le décret créant Sorbonne Universités. Louis Vogel, qui sera le premier président de Sorbonne Université, m’a demandé d’être son conseiller. Bye bye donc Zamansky’s Tower and Good bye Panthéon. Des Catacombes de la soif au Cénotaphe de Pierre et de Marie Curie, en passant par la Sorbonne maison mère tout un programme !

Je suis arrivé au sein de l’équipe présidentielle de l’UPMC à la fin du mandat de Jean Claude Legrand, en 1995. Il venait de repousser les tentatives d’OPA sur les stations marines lancées par Claude Allègre. Pour contrer ces opérations, il créa le centre scientifique de la mer et initia une politique visant à leur développement. C’est également lui qui repoussa les appétits de l’Etat sur le centre des Cordeliers dénoncé par une mission de l’inspection générale de l’Education nationale comme « la maison de retraite des professeurs de médecine ». C’est lui qui engagea une politique de restauration d’un site qu’abandonnèrent lâchement les universités Paris 5 et Paris 7 parce qu’elles ne voulaient pas participer financièrement aux investissements nécessaires à sa remise en état. Cette politique fut poursuivie par Jean Lemerle tant en direction des stations marines des Cordeliers. Une fois la rénovation du site des Cordeliers bien engagée et sa transformation en centre de recherche reconnu, il redevint une proie désirable pour les hyènes germanopratines. De cette époque date le premier plan de parachèvement du Campus Jussieu. Ce plan proposait de transformer Cuvier en centre universitaire comportant un dispositif hôtelier pour l’accueil de visiteurs étrangers et une résidence étudiante[1]. Continuer la lecture

Joyeux anniversaire !

Le sacre de Charlemagne

Le 16 juin 2010 on célèbrera l’anniversaire de la déculottée la plus cuisante subie par l’armée française depuis celle de Crécy en 1346, lorsque sa chevalerie fut décimée par les anglais[1]. En moins d’un siècle, ce fut la troisième défaite face à nos cousins germaniques, pourtant issus comme nous de l’empire que Carolus Magnus, roi des Francs, avait fondé plus d’un millénaire auparavant.

Du 10 mai au 22 juin 1940, date de la signature dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne de la honteuse convention d’armistice  par le général Huntziger[2] accompagné du général d’aviation  Bergeret[3], du vice-amiral Le Luc[4] et de l’ambassadeur Léon Noël[5], 100 000 soldats français sont tués. C’est certes moins que les 250 000 morts en deux mois du début de la Grande Guerre que l’on peut porter à l’actif de l’âne polytechnicien qui commandait des lions mais autant que les 100 000 soldats français tués entre juillet et septembre 1970.

On a gaussé sur la disproportion des forces en présence. En réalité l’Allemagne ne possède pas une supériorité évidente si l’on compare les effectifs des armées respectives à la veille de la déclaration de guerre :

Joyeux anniversaire

En 1940 Le grand quartier général français draine des moyens humains considérables puisque 1770 personnes travaillent au sein de cet organisme à la fin du mois d’octobre 1939, dont près de 500 officiers. Si on ajoute le personnel des éléments rattachés au grand quartier général, on arrive, à cette même date, à un total de près de 6500 personnes, dont environ 760 officiers. Continuer la lecture

Décidément Valérie Pécresse est têtue

ruban

Je finis mon périple à Singapour où la ministre m’a précédé il y a quelques mois sans y laisser un souvenir impérissable. En contemplant Biopolis et son articulation avec les deux universités phares de la ville Etat on comprend tout le retard français englué dans sa bureaucratie.

En sept années s’est construit ici un complexe de recherche en bioingénierie alors qu’en plus de dix ans un tiers seulement du campus Jussieu est rénové ! Et que depuis quatre ans, de LRU en plan campus et maintenant grand emprunt, les universités françaises intensives en recherche attendent encore l’argent promis. Avant de reprendre l’avion pour Paris le vendredi, j’apprends que la potion du bon docteur Fillon qui n’a rien de magique a été prescrite et qu’elle n’épargnera pas les opérateurs publics que sont les universités. Le lundi j’assiste à un discours de Valérie Pécresse qui s’est invitée à Jussieu. Continuer la lecture

Le retour du blog

Nous vous prions de nous excuser auprès de vous chers lecteurs. Le blog a été indisponible durant une dizaine de jours pour cause de saturation de la base de données. Les choses sont rentrées dans l’ordre et la taille de la base de données a été plus que doublé pour pouvoir accueillir notes, commentaires et visiteurs en plus grand nombre encore.

Encore toutes nos excuses.

L’équipe du Blog.

Un tour estival de France, des amis et de la famille.

credits : Phil91 - flickr

Ce dimanche du 2 d’août 2009, dixième anniversaire de la découverte macabre à Bruxelles des corps de Yaguine Koïta et Fodé Tounkara dans le train d’atterrissage d’un avion de la Sabena en provenance de Conakry, qui inspira la diatribe de Stéphane Guillon contre Eric Besson, c’est le départ. Quatre cent quarante ans après que Saint-Gaudens ait été pillée par les Huguenots du duc de Montmorency, quatre cent vingt ans après que Henri de Navarre, fraîchement converti au catholicisme, soit désigné roi de France et couronné le lendemain comme Henri le quatrième, je m’élance avec mon épouse, Françoise, dans l’arène automobile. Nous évitons soigneusement les autoroutes surchargées et les grandes villes. Après avoir parcouru la Beauce monotone, nous rattrapons le soleil à Meung-sur-Loire, où Le Poète Maudit fut engeôlé par l’évêque du coin en 1461. Nous dédaignons Tours vide de ses étudiants pour piquer droit vers Poitiers via Chasseneuil-du-Poitou de notre Raffarin national. Continuer la lecture